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Fdlm 422 – Tendance : Les frigos solidaires de plus en plus populaires en France (2’32 »)

Posté le par le français dans le monde

Tendance : Les frigos solidaires de plus en plus populaires en France (RFI – Reportage France du 17 janvier 2019 – Anna Piekarec)

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Pour aller plus loin, faites l’exercice sur RFI Savoirs :

https://savoirs.rfi.fr/fr/apprendre-enseigner/societe/les-frigos-solidaires/1

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Anna Piekarec : Il est installé devant le restaurant « La cantine du 18 » juste à côté de la porte d’entrée. Facilement identifiable à son logo rouge des frigos solidaires collé sur la porte, il est accessible à tous. Chacun peut y déposer ou au contraire prendre des aliments. Martine, habitante du quartier, l’approvisionne régulièrement.

 

Martine : Je trouve que c’est une très bonne initiative. Moi, j’ai parfois du trop. Tant qu’à faire, autant que d’autres en profitent. L’autre jour, un monsieur a pris une boite d’œufs. Il me dit « Ah, c’est dommage, il n’y a pas de pain ! ». Je lui ai dit « Venez, je vais vous acheter du pain. » La semaine dernière, j’ai mis des dattes, j’ai mis des gâteaux… J’avais mis quoi aussi ? Du riz bio. L’après-midi, les gens s’étaient servis. C’est vrai, ça part très vite.

 

Anna Piekarec : La solidarité des riverains mais aussi celle des commerçants qui apportent leurs invendus – obligatoirement non périmés – profitent à une cinquantaine de personnes par jour : étudiants pauvres, travailleurs précaires, chômeurs, retraités, S.D.F. [Ndlr : Sans domicile fixe]. Dominique aussi a pris l’habitude de venir ici.

 

Dominique : C’est vrai que c’est bien ; ça aide beaucoup de gens. Je préfère venir là plutôt que d’aller dans les associations parce que, déjà pour moi, là-bas, c’est une honte. Puis, au moins ici, ils sont gentils, ils ont l’accueil et tout, c’est important ! J’étais très mal, j’ai un cancer. Ce qui fait que là, j’ai 61 ans et je ne peux plus travailler, quoi ! Il faut que j’attende au minimum 3 mois pour pouvoir toucher ma première retraite donc, en attendant, faut vivre, hein !

 

Anna Piekarec : Le frigo en partage de « La cantine du 18 » fonctionne depuis un an et demi sans le moindre problème. Pas de vols ni de dégradations, très peu d’abus. Dounia Mebtoul, propriétaire du restaurant.

 

Dounia Mebtoul : Le frigo est disponible 24 heures sur 24, 7 jours sur 7. Ce qui est bien aussi de l’avoir en extérieur la nuit, c’est que, nous, quand on ferme, beaucoup de personnes se présentent pour se servir parce qu’il n’y a plus personne aux alentours. La rue est vide, la lumière est éteinte. Donc, ça les incite peut-être plus facilement à se servir sans gêne, sans timidité. Et après, faut savoir que quand vous êtes face au frigo : personne ne sait si vous pratiquez un dépôt ou un retrait. On ne le voit pas. C’est quand même la beauté du projet. C’est très très discret.

 

Anna Piekarec : Encouragée par la réussite de son initiative, la jeune femme a créé aussi une association qui aide d’autres commerçants à installer leur propre frigo solidaire. Grâce à un financement participatif, une dizaine de nouveaux réfrigérateurs de ce type pourraient être inaugurés d’ici le mois d’avril.

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