Fdlm 428 – Tendance : Le serpent, animal domestique à la mode (2’29’’)

Posté le par le français dans le monde

« Reportage France » du 27 décembre 2019 – Capucine Japhet

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Pour aller plus loin, faites l’exercice sur RFI Savoirs :

https://savoirs.rfi.fr/fr/apprendre-enseigner/societe/un-serpent-a-la-maison/1

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Cyrielle Ponroy
Ici, on rentre dans une pièce qui est climatisée.

Capucine Japhet
Dans ce magasin parisien, spécialisé en vente de reptiles, on y trouve des serpents de toutes les espèces. Cyrielle Ponroy, s‘occupe au quotidien de ces drôles de vertébrés.

Cyrielle Ponroy
Donc là, on a ici la nourriture de tous nos tout petits serpents. Et puis vous voyez, là, on a la taille au-dessus. Et dans la boîte au fond on a carrément les souris adultes, donc pour les serpents encore plus gros.

[Bruit de carton posé, un rire]

Voilà, vous voyez ? Comment elle s’est enroulée ? Et là, elle essaye d’étouffer sa proie.

Capucine Japhet
Diabolisé depuis la nuit des temps, le serpent séduirait aujourd’hui de plus en plus.

Cyrielle Ponroy
Il est vrai que le regard [sur] la terrariophilie a changé. On voit tout le monde ! Le reptile n’est plus réservé au marginal tatoué avec des piercings partout.

Capucine Japhet
Lana a 20 ans. Elle vit dans un petit appartement de 17 m2 et consacre beaucoup de place à ses serpents.

Lana
Heu, là, la structure elle fait 1m80 par 50cm et 1m80 en hauteur. Au niveau des serpents, il n’y a pas énormément d’entretien. C’est assez facile au fait de s’occuper d’un serpent. Il suffit de lui apporter l’environnement pour qu’il soit bien : donc un point chaud, un point froid, une gamelle d’eau, des cachettes. Recréer au maximum ce qu’on pourrait avoir dans la nature, entre guillemets. Et ensuite du nourrissage une fois par semaine pour celui-là.

[Bruit d’ambiance]

Clément Paillusseau
Là, on a du boa, qui a une pneumopathie, donc c’est une infection pulmonaire et une abrasion du rostre.

Capucine Japhet
Clément Paillusseau est vétérinaire dans cette clinique du 16e arrondissement de Paris, consacrée aux nouveaux animaux de compagnie.

Clément Paillusseau
Et en fait, les boas et les pythons ont des gros poumons, ils prennent facilement froid. [Il montre des serpents] Ça, c’est pneumopathie, pneumopathie… Oui, il y en a beaucoup, ça a été la saison là.

Capucine Japhet
Depuis quelques années, le vétérinaire constate une augmentation du nombre de propriétaires de serpents.

Clément Paillusseau
Je pense que le propriétaire aussi médicalise beaucoup plus son animal, alors qu’il y a 10 ans, déjà les gens n’étaient même pas au courant que les vétérinaires les soignaient. Et les gens viennent nous voir parce que c’est leur serpent, ils y tiennent beaucoup et ils le traitent comme un chien ou un chat quoi.

Capucine Japhet
Mais la démocratisation des serpents à la maison peut aussi poser problème…

Clément Paillusseau
N’importe qui peut en avoir, quoi. Il y a même des gens qui prennent un animal sans du tout, sans se renseigner. Donc, certaines personnes qui n’ont pas du tout le matériel pour les accueillir peuvent l’acheter. Et puis l’animal va vivre, je sais pas, dans une pièce de l’appartement ou vraiment n’importe comment quoi. Et donc, à partir de là, découlent des problèmes de santé.

Capucine Japhet
Pour certaines espèces, notamment venimeuses, il est aujourd’hui obligatoire pour le propriétaire d’obtenir un certificat de capacité. Mais c’est aujourd’hui très facile de contourner la loi, en ramenant des serpents d’autres pays de l’Union européenne.

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