Chers collègues
enseignants
de
français,
Chers amis de
la francophonie,
Ce numéro de notre revue à
tous, celle des professeurs de
français, traite dans son dossier
d’une question qui peut servir
de baromètre de la situation
du français dans le monde : le
cinéma. Ce qu’on appelle communément
le « Septième Art »
est devenu, avec la naissance et
le développement des studios
de Hollywood au début du
XXe siècle, le principal vecteur
de la langue anglaise et de la
culture anglo-saxonne dans le
monde. De même que la France,
l’Italie, l’Inde, la Chine et beaucoup
d’autres pays ayant gardé
une identité cinématographique
ont pu, à travers des fi lms aux
scénarios bien trempés couleur
locale, faire exister ne serait-ce
que de manière un peu diffuse
leurs modes de vie, leur vision
du monde… Et quel intérêt direct
pour nous, enseignants ? Le
cinéma français, francophone ou
même francophile est un terrain
« fertile » pour servir de support
pédagogique à diverses expériences
d’apprentissage de la langue.
C’est ce vers quoi nous oriente
l’exploitation pédagogique du
dossier de cet intéressant numéro
du Français dans le monde dont
la plus-value, ici, est son prolongement
pédagogique.
Pour ce qui concerne les activités
de la FIPF, vous savez tous que
le congrès de Québec 2008, qui
se tiendra du 21 au 25 juillet,
approche à grands pas. Comme
je vous l’ai déjà conseillé dans
ces mêmes colonnes, le thème
« Faire vivre les identités francophones
» nous concerne tous,
professeurs de français langue
maternelle, langue seconde et
langue étrangère. Tout espace
dans lequel on s’exprime en
français, ne serait-ce que pendant
une heure, une salle de
classe par exemple, est un espace
francophone qui se crée.
Faites-le donc vivre à travers le
témoignage de ces expériences
au cours de ce congrès pour que,
à leur retour, tous les collègues
puissent confronter la réalité
qui leur a été racontée à leur
propre réalité. Ce n’est qu’ainsi
que nous pourrons nous enrichir
communément et développer
davantage la langue française.
Des professeurs de français
dynamiques ne peuvent que
conforter la FIPF dans sa place
d’acteur majeur du développement
da la langue française
dans le monde. Un rôle que
notre Fédération entend jouer
en partenariat avec les autres
acteurs, comme c’est déjà le cas
aujourd’hui avec le ministère
français des Affaires étrangères
et européennes, l’Organisation
internationale de la Francophonie
et beaucoup d’autres
institutions, avec qui l’entente
est parfaite.
Dario Pagel, président de la FIPF
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