Chers collègues
professeurs de
français,
Chers amis de la
francophonie,
Une nouvelle année, en l’occurrence
2008, commence. J’en
profi te pour vous envoyer mes
voeux de santé et de réussite.
Je vais débuter cette année en
vous parlant de la structuration
de la communication de
la FIPF, qui constitue l’une de
nos grandes réussites de ces
dernières années. Commençons
par la revue
Le français dans le
monde, éditée par CLE International.
Créée en 1961 et confi ée
à la FIPF en 2000 alors qu’elle
traversait une période critique,
elle a depuis été rendue viable
grâce aux appuis déterminants
des ministères français
des Affaires étrangères et de
l’Éducation nationale, ainsi que
de l’Organisation internationale
de la Francophonie (OIF) qui
fi nance ses divers suppléments.
Cette revue est par excellence
un outil d’information, d’échanges
et de formation au service
des enseignants de français
dans le monde. À titre d’exemple
: nous avons constaté, lors
de notre colloque organisé en
juillet dernier sur le
Cadre européen
commun de référence, que
nombre de professeurs présents
avaient découvert ce fameux
CECR dans les colonnes du…
Français dans le monde !
Autre outil au service des enseignants
de français, le site portail
www.francparler.org, soutenu
par l’OIF et que nous animons
conjointement avec le Centre
international d’Études pédagogiques
(CIEP). À Lusaka, où
je me trouvais au mois de septembre
dernier dans le cadre
du VIIIe Congrès de l’Association
des professeurs de français
d’Afrique et de l’Océan Indien
(APFA-OI), j’ai pu constater que
de nombreux enseignants de ce
continent échangeaient régulièrement
leurs expériences avec
leurs collègues du monde entier
à travers ce site portail. Comme
quoi, contrairement à certaines
idées répandues, les enseignants
des pays dits pauvres ne sont pas
forcément les plus en marge des
nouvelles technologies.
De ces exemples, je tire deux
leçons : la première, que les
soutiens que nous accordent
nos différents partenaires pour
la bonne marche de notre revue
Le français dans le monde et du
site portail
www.francparler.org
ne sont pas vains. Concrètement
sur le terrain, ils nous permettent
de marquer notre présence
et de faire progresser la seule
ambition qui nous guide : celle
du développement de la langue
française dans le monde, aux
côtés, bien sûr, d’autres langues.
La seconde : la FIPF ne
s’est pas trompée en s’investissant
ardemment, aux côtés
des autres, pour l’existence et
le développement de ces deux
espaces d’expression, même
si je suis convaincu que, dans
l’avenir, il faudra harmoniser
ses différentes missions avec ses
capacités réelles, qui ne sont pas
indéfi niment extensibles.
Efficacité donc comme nous
l’avons vu, mais visibilité aussi.
Et pour cela, nous avons mis sur
pied diverses vitrines d’appoint,
qui nous permettent de diffuser
régulièrement notre actualité et
nos idées. C’est le cas de notre
site
www.fipf.org, à travers
lequel toutes les informations
pratiques (congrès régionaux
ou mondiaux, vie de la FIPF et
autres) peuvent être connues de
nos membres. C’est également
le cas de notre bulletin Échanges
qui, comme les bulletins de
toutes les organisations sérieuses,
laisse, en plus de l’information
pratique qu’il donne, une
trace papier à nos membres. À
l’heure de l’Internet, rien n’a
encore remplacé ce sentiment
d’appartenir à une communauté
bien structurée que le fait d’en
recevoir régulièrement le bulletin.
Il s’agit de professeurs dont
on peut aisément comprendre
leur attachement au papier… Ce
qui est vrai pour
Échanges l’est
aussi pour
Dialogues & Cultures,
notre revue thématique,
qui a pour ambition d’aller plus
au fond des enjeux qui nous
interpellent dans l’engagement
scientifi que de la défense de la
langue (cf. pp. 66). Nous venons
ainsi d’ailleurs de réorganiser
son comité scientifi que pour
mieux la rendre en phase avec
les dynamiques du moment.
Bien sûr, en dehors de tous ces
organes qui nous appartiennent
ou « nous accompagnent
de l’intérieur », nous profi tons
également des espaces médiatiques
que nous offrent nos
partenaires RFI, TV5Monde et
Canal Académie.
Comme vous le voyez donc, la
FIPF a pris le temps de roder et
d’affermir sa communication,
avec des résultats tangibles
aujourd’hui. Comment aurait-on
pu donner une image moderne
de la langue française en nous
maintenant nous-même en
dehors de la modernité, c’est-àdire
en négligeant la communication
? C’est ce que nous avons
fait, et continuons à faire. Mais
moi j’ai un voeu à formuler à
vous, professeurs de français
du monde entier : profi tez de
ces espaces et d’autres pour
échanger vos expériences. Je
le remarque chaque jour dans
les congrès auxquels je participe
: nous écrivons encore peu,
nous échangeons encore peu.
Pourtant, en diffusant nos expériences
et en profi tant de celles
des autres, nous participons à ce
« grand rendez-vous du donner
et du recevoir » dont parlait le
poète sénégalais Léopold Sédar
Senghor. Un rendez-vous qui ne
peut que nous enrichir.
Merci.