Warning: mysql_connect() [function.mysql-connect]: Access denied for user 'fdlm.org'@'88.190.253.52' (using password: YES) in lib.inc.php3 on line 14

Warning: mysql_select_db(): supplied argument is not a valid MySQL-Link resource in lib.inc.php3 on line 15
Le français dans le monde
 
Articles

· FdM 366
· FdM 365
· FdM 364
· FdM 363
· FdM 362
· FdM 361
· FdM 360
· FdM 359
· FdM 358
· FdM 357
· FdM 356
· FdM 355
· FdM 354
· FdM 353
· FdM 352
· FdM 351
· FdM 350
· FdM 349
· FdM 348
· FdM 347
· FdM 346
· FdM 345
· FdM 344
· FdM 343
· FdM 342
· FdM 341
· FdM 340
· FdM 339
· FdM 338
· FdM 337
· FdM 336
· FdM 335
· FdM 334
· FdM 333
· FdM 332
· FdM 331
· FdM 330
· FdM 329
· FdM 328
· FdM 327
· FdM 326
· FdM 325
· FdM 324
· FdM 323
· FdM 322
· FdM 321
· FdM 320
· FdM 319
· FdM 318
· FdM 317
· FdM 316
· FdM 315
· FdM 314
· FdM 313
· FdM 312
· FdM 311
· FdM 310
· FdM 309

La revue
Je m'abonne
Actualités
Le FDLM et vous

CLE     FIPF
Revue de la fédération internationale des professeurs de français

Le français dans le monde est une revue éditée par CLE International

Vous êtes dans la section : Accueil > Articles > FdM 346

Henri Duparc, cinéaste africain et mondial



La critique de Bérénice Balta

Juillet-août 2006 - N°346


Warning: mysql_query(): supplied argument is not a valid MySQL-Link resource in lib.inc.php3 on line 40

Warning: mysql_result(): supplied argument is not a valid MySQL result resource in lib.inc.php3 on line 41
[]Commentaires Donnez votre avis sur cet article !


Le français dans le monde est la revue de la fédération internationale des professeurs de français. Tous les deux mois, elle vous propose une centaine de pages d'articles, de conseils et de fiches pédagogiques sur le thème de l'enseignement du français langue étrangère. Pour recevoir Le français dans le monde chez vous, il suffit de s'abonner. Les étudiants, les personnels des alliances françaises et les membres des associations de professeurs de français bénéficient de tarifs réduits. Nous vous proposons sur ce site chaque mois une sélection d'articles de la revue.
 
  

Rendons, ici, hommage au cinéaste Henri Duparc, décédé le 18 avril à Paris à l’âge de 64 ans. Ce qui est bien trop tôt pour n’importe quel homme que l’on aime, plus encore lorsque c’est un artiste de sa trempe.
Lunettes calées sur le haut du crâne un peu dégarni, oeil vif, allure décontractée mais chic et, surtout, surtout, bonne humeur communicative. Henri Duparc était avant tout un passionné de cinéma. Cet Art, il l’étudiera d’abord à Belgrade, en Yougoslavie, au début des années 1960, avant d’approfondir ses connaissances à Paris, à l’IDHEC, Institut des hautes études cinématographiques, devenu la Fémis.
Après ce mini-tour européen et studieux, ce franco-guinéen, né le 23 décembre 1941 à Forécariah (ex-Guinée française), ne rentre pas dans son pays natal, en 1967, mais choisit la Côte d’Ivoire comme patrie d’adoption. C’est là qu’il se mariera, que ses trois filles grandiront et qu’il réalise ses premiers films, des documentaires, des courts et moyens-métrages, institutionnels, économiques ou touristiques. Son premier long-métrage de fiction, Abusuan, en 1972, est teinté d’autobiographie. Il raconte le retour au pays, après des études en Europe, d’un jeune architecte qui se retrouve confronté, avec son épouse, aux exigences de la famille traditionnelle africaine. Bonheur ! Le film rencontre un énorme succès dans les salles et fait le bonheur des festivals internationaux qui présentent des films africains.
Henri Duparc, convaincu que, malgré les difficultés, les choses sont possibles en Afrique, enchaîne projets sur projets et déborde d’idées qu’il cherchera toujours à concrétiser. Il tourne des films, pour la télévision, le cinéma, parfois alimentaires c’est vrai, mais c’est ce qui lui permet de faire « bouillir la marmite » de sa société de production, Focale 13, installée à Abidjan et qui permet aussi à d’autres réalisateurs de s’exprimer. Henri Duparc dirigera même une salle de standing de plus de six cents places dans la capitale ivoirienne, durant près de quatre ans, Le Pharaon, où il offre au public des cycles consacrés à Jean Gabin ou à Louis de Funès. Mais la dévaluation du franc CFA, en 1994, aura raison de ses finances et Le Pharaon ferme ses portes. Qu’à cela ne tienne, Henri Duparc rebondit une fois encore. Depuis le triomphe, en France, en Belgique, au Québec et en Afrique bien sûr, de Bal poussière en 1989 (un homme, qui a cinq femmes, décide d’en épouser une sixième, une pour chaque jour de la semaine, et de les mettre en compétition pour savoir qui aura droit au dimanche), il est quasiment devenu un cinéaste culte. Le sixième doigt, Rue princesse, Une couleur café, Caramel, trouveront, quasiment à chaque fois, le coeur du public. Tournés en français et en langue vernaculaire, ses films parlent de l’Afrique d’aujourd’hui, de ses espoirs, de ses contradictions, de ses femmes et hommes plein d’inventivité, d’humour aussi. Il n’hésite pas, non plus, à parler de sexe…
En projet, Henri Duparc avait une adaptation de La puce à l’oreille de Georges Feydeau et un scénario au titre explicite, La grève du lit. La mort ne lui aura pas laissé le temps de mener à bien toutes ces aventures. C’est sûr, Henri Duparc va manquer au cinéma mondial en général et africain en particulier. Seule consolation, il va, peut-être, rejoindre là-haut l’un de ses maîtres, Federico Fellini, lui aussi grand amateur de cinéma et de femmes devant l’Éternel.

Bérénice Balta





Accueil   -   La revue   -   Services   -   Articles en ligne

Brèves
   -   Archives   -   Contact


© Le français dans le monde  2002
Tous droits réservés