Attention, talent ! Parions que les Français, qui ne sont pas encore nombreux à connaître le nom de Joseph d’Anvers, ne vont pas rester longtemps dans cette ignorance. Joseph d’Anvers est un chanteur murmurant sur des musiques délicates aux tempos moyens. Sa popularité naissante doit beaucoup à son talent d’auteur… Car le jeune Joseph sait trousser les vers du quotidien au moins aussi bien que forger des mélodies : « On reste seul au monde »…Et puis, il a croisé, pour écrire ce disque, la route de l’incontournable Miossec, qui chante avec lui « La Vie est une putain ». Souvent, Joseph célèbre les amours au passé (« La Brèche ») mais il n’oublie pas les affects au présent : « Je ne sais pas si tu aimeras/ Ce que le temps a fait de moi » dit-il dans « Paris s’allume sous mes pas », joli morceau.
Le futur Joseph naît, non pas à Anvers mais à Nevers, le 7 août 1976. Ses parents sont professeurs, l’une d’anglais, l’autre de sport. À 17 ans, il écoute beaucoup les anglophones : les Pixies ou Dinosaur Jr, « des gens qui se basaient sur le texte plus que sur la musique. » Dans sa jeune vie, Joseph a pratiqué aussi bien la chanson que le rock, la boxe que le cinéma ou l’écriture de nouvelles… Il a même failli être engagé comme jeune footballeur par l’équipe d’Auxerre, mais ses parents s’y sont opposés.
Depuis six ans, Joseph fait de la boxe, inspiré par Kerouac et Hemingway : « Leurs livres me plaisent : des histoires et un style de vie adéquat à côté. Il y a là quelque chose de fondamentalement honnête lorsqu’ils racontent. Un côté brut. » Autre passion, le cinéma. Joseph a suivi les cours d’une prestigieuse école, la FEMIS, il a été chef opérateur sur certains tournages et a réalisé trois courts-métrages. Mais il a aussi été lauréat coup sur coup de deux belles récompenses pour les jeunes chanteurs et s’est rendu compte qu’il serait difficile de continuer à concilier ses deux passions : « De plus, la musique est une chose qui me motive, qui me rend heureux chaque matin. C’était de moins en moins le cas du cinéma… » Joseph d’Anvers n’arrête jamais complètement une activité. Ainsi, son groupe de rock Polagirl, créé en 1998, année de son entrée à la FEMIS. « Pour moi, ça a été l’éveil à l’écriture de textes en français. Polagirl n’est pas terminé : nous avons huit morceaux, nous allons peut-être essayer de les enregistrer un de ces jours… » Pour que se révèle au grand public une facette inédite de Joseph d’Anvers. En attendant un premier moyen-métrage, cette fois sous son vrai nom ?
CD : Les choses en face (Atmosphériques).
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