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Le français dans le monde est une revue éditée par CLE International

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La radio, un trésor à exploiter pour la compréhension orale…



Le français dans le monde a activement soutenu le concours de fiches pédagogiques portant sur des documents sonores lancé par RFI. Voici un rapide compte-rendu des délibérations du jury et le témoignage qui précédait la fiche pédagogique de la lauréate.

Septembre-octobre 2004 - N°335


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Le français dans le monde est la revue de la fédération internationale des professeurs de français. Tous les deux mois, elle vous propose une centaine de pages d'articles, de conseils et de fiches pédagogiques sur le thème de l'enseignement du français langue étrangère. Pour recevoir Le français dans le monde chez vous, il suffit de s'abonner. Les étudiants, les personnels des alliances françaises et les membres des associations de professeurs de français bénéficient de tarifs réduits. Nous vous proposons sur ce site chaque mois une sélection d'articles de la revue.
 
  

RFI a lancé pour la première fois cette année un concours destiné aux professeurs de français « RFI le monde en français ». Il s’agissait d’un concours de fiches pédagogiques auquel était associé Le français dans le monde, la FIPF, CLE international, l’école ACCORD, le centre de liaison de l’enseignement et des moyens d’information (CLEMI). Les participants étaient invités à proposer des activités originales d’entraînement à l’écoute et à la compréhension du français parlé grâce à des extraits d’émissions de RFI. Il était donc demandé aux candidats d’envoyer l’extrait sonore sélectionné (maximum deux minutes) enregistré sur cassette audio, CD ou autre support numérique accompagné de sa transcription et de la fiche pédagogique proposée. Une soixantaine de fiches venant de 36 pays ont été reçues. Très différentes les unes des autres, ces exploitations ont permis d’avoir un panorama très intéressant des pratiques d’enseignement du français, et notamment des pédagogies de l’oral authentique qui ont cours actuellement dans le monde.
Certaines fiches sont construites autour d’exercices d’écoute et développent des activités de pré-écoute ou de sensibilisation parfois très originales avant d’instaurer une progression de la compréhension globale vers une compréhension plus détaillée. D’autres en revanche proposent le document sonore comme déclencheur pour privilégier un traitement thématique approfondi à travers des activités de dépassement, voire une réflexion critique générale relevant davantage de l’éducation aux médias. Ainsi, le recours à la transcription, loin d’être systématique, a constitué une option pédagogique.
Le jury présidé par Bernard Cerquiglini, secrétaire de la Délégation Générale à la Langue Française (DGLF LF) était composé d’un représentant de chacun des partenaires auquel s’était jointe une professeure de Paris VII spécialiste de l’oral. Les délibérations se sont déroulées en présence d’un huissier.
La lauréate Solange Pekekouo Ngouh du Cameroun a gagné un séjour de deux semaines à Paris au cours duquel elle a effectué un stage pédagogique offert par l’école ACCORD. Les neuf finalistes et la lauréate ont reçu des cadeaux de la part des partenaires en particulier chacun s’est vu offrir un abonnement d’un an au Français dans le monde. Par ailleurs les meilleurs travaux seront publiés sur le site RFI et dans Le français dans le monde. C’est ainsi que vous trouverez dans ce numéro, à la suite de cette présentation, une partie de la contribution de la gagnante et dans la partie « Fiches pédagogiques » (Cf. Infra p. 85), la fiche d’une autre finaliste. Nous nous proposons de publier d’autres textes primés dans nos prochains numéros.

Habituer aux variations de l’oral1

Au cours des débats animés qui ont ponctué les discussions du jury, plusieurs grands principes de l’éducation à la compréhension orale ont été évoqués qu’il nous paraît utile de rappeler ici. Chacun s’est plu à souligner l’intérêt qu’ont les élèves à écouter régulièrement une radio de langue française. Pour habituer l’oreille à comprendre une langue étrangère, il est nécessaire de la frotter à la production de multiples gosiers. Habitué à la seule diction de son professeur, l’élève risque d’être déconcerté à l’audition d’un parler différent. La seule façon dans un contexte exolingue, de s’attacher à déchiffrer différentes façons de parler est de pratiquer l’écoute radiophonique. On y entend toutes sortes d’accents, on est en contact avec des rythmes, des intonations, des débits différents et l’exposition à ces variations de l’oral est excellente. De nombreux types d’oralité s’y côtoient de la parole spontanée de l’interview, à l’oral faussement naturel de certains présentateurs. Ainsi, rappelait un collègue, un professeur avait l’habitude d’accueillir ses élèves au moment où ils entrent en classe par cinq minutes d’écoute d’une radio en français ; façon, par ailleurs, de signaler qu’on entre en cours de langue et qu’il est inutile de procéder à une entrée tapageuse… mieux vaudrait prêter l’oreille à une voix différente de celle du professeur.

Le choix de l’extrait

Concernant le choix de l’extrait, la discussion a été vive. Les uns privilégiaient des sujets généraux qui pouvaient facilement s’intégrer aux thèmes habituellement traités en cours de langue (Cf. fiche pédagogique p. 85). Les autres préféraient les sujets permettant de fournir aux élèves une information de qualité sur des problèmes d’actualité graves. Parmi les finalistes, certains ont choisi leur extrait dans de réels problèmes de l’époque (la formation de l’Europe, la pollution, la circulation des armes légères en Afrique…) alors que d’autres ont préféré des sujets plus atemporels (Qu’est-ce qu’un nez chez les parfumeurs ?
l’oralité, le créole…). La lauréate pour sa part a choisi un sujet sensible pour les élèves de l’enseignement secondaire qui ont participé au travail, à savoir la suppression des bourses pour les étudiants au Cameroun. Les défenseurs des sujets « brûlants » argumentaient que l’écoute de la radio à l’égale de la lecture de la presse est une des rares façons de faire entrer l’actualité dans la classe. Cette pratique permet aux élèves de se tenir informés en véritables apprentis citoyens et de pouvoir discuter avec sérieux à partir d’une information vérifiée en présence du professeur dans le rôle de modérateur.

Savoir ne pas tout comprendre

A été également soulignée la pertinence de l’écoute en commun professeur et élèves qui met le professeur dans la même situation que les élèves. Chacun découvre un son nouveau ; certains passages comme dans toute langue étrangère sont incompréhensibles pour les élèves comme pour le professeur. Enfin ce duo constitué généralement de celui- qui- sait- tout face à ceux- qui- ne- savent rien se retrouvent à égalité devant les mêmes difficultés de compréhension. Bonne occasion de rappeler qu’on ne comprend pas tout, même en langue maternelle, dans le discours de l’autre mais qu’il s’agit de saisir le sens général et de savoir utiliser ce que l’on sait pour dissoudre ce qu’on ne sait pas.
Une des façons de faciliter l’écoute d’un document sonore est de se familiariser avec la typologie des prises de parole : interview, reportage, revue de presse, etc., point qui a souvent été oublié par les candidats et constamment rappelé par les membres du jury...
Afin de donner la parole au plus grand nombre de lauréats, nous avons choisi de reproduire ici le long préambule (qui précédait la fiche pédagogique elle-même) de la candidate camerounaise et la fiche d’une autre participante. Soucieuse de profiter de l’occasion du concours pour inviter ses élèves à écouter la radio, Solange Pekekouo Ngouh a réalisé une véritable animation dans son établissement sur le thème « Écoutez la radio en français ». Le sondage auquel s’est livrée cette collègue montre qu’une initiative de ce genre ne va pas de soi, que les difficultés d’écoute et les résistances existent et qu’il est important que le professeur de français prenne en charge cette nécessaire initiation.

Françoise Ploquin



Écoutez-vous la radio en français ? Avant de se livrer avec toute sa classe à un travail en commun sur un extrait choisi pour sa concordance avec les inquiétudes de ses élèves, la lauréate du concours s’est livrée à une animation d’envergure demandant à ses élèves d’écouter la radio dans des tranches horaires bien précisées. Ce nouveau type de « devoir » a mobilisé les élèves et intrigué les parents…
Pour choisir le niveau d’étude et initier nos élèves aux richesses sonores des programmes de RFI, nous avons institué dès le mardi 20 avril « le quart d’heure RFI » en début de chaque cours dans les deux classes où nous avons commencé par mener une petite enquête à la grande satisfaction de nos élèves. Il s’agit de la Tle A4 (septième année du secondaire de l’enseignement secondaire général, germanisants et hispanisants (79 élèves) ; et de quatrième germanisants (troisième année secondaire général (102 élèves).

L’enquête

Il ressort des questions posées aux élèves et perçues comme insolites les premiers jours par eux, qu’ils ont l’habitude d’écouter la radio mais presque exclusivement les chaînes FM de Douala. Elles distillent de la musique à longueur de journée, ponctuée d’informations variées avec, pour point de départ, les faits divers de la cité (viol, meurtre, accident..) ou du pays. En quatrième, chacun veut prendre la parole pour dire ce qu’il sait de la chaîne d’écoute. En terminale, c’est l’indifférence quasi totale : les élèves considèrent qu’il s’agit d’un travail supplémentaire en cette période précieuse de préparation du baccalauréat.
À la question de savoir s’il y en a qui écoutent des chaînes étrangères, quelques-uns déclarent qu’ils écoutent RFI à certaines occasions, surtout le matin et le soir, lorsque leur père capte la chaîne pour les journaux parlés et les magazines de sport.
Cette petite enquête a permis de découvrir que la sélection des chaines se fait à la recherche d’une station « où il y a de la bonne musique ». Si les musiques suivantes ne sont pas intéressantes, ou si c’est une émission autre qu’un jeu par téléphone, on « zappe » de la même manière pour chercher une chaîne plus intéressante. Les émission de débat, les journaux parlés ou les magazines ne retiennent pas d’emblée l’attention. Les élèves disent que ces émissions sont destinées aux adultes parce qu’on y bavarde, qu’on y utilise des mots difficiles et que le débit des locuteurs y est rapide, et puis « nous n’avons que faire des informations » avouent ceux de quatrième…

La consigne

Au terme de cette consultation qui fut très chaleureuse en quatrième mais très froide en terminale, nous leur avons recommandé d’écouter RFI à 17h15 et à 19h30 le 20 avril. Notons que la journée de classe au Cameroun va de 7h30 à 15h30. Aussi avons-nous préféré les orienter vers les émissions de fin de journée, muni d’un papier et d’un stylo pour identifier l’heure de début de l’émission, le titre, les locuteurs, le récepteur, le lieu, le temps, les mots clés de chaque émission et l’heure de fin.
Ainsi, si 15 élèves sur 102 en quatrième, contre 2 sur 79 en terminale ont suivi jusqu’au bout la première émission (17h15), 5 seulement sur les 15 ont suivi le journal de 19h30. Ces auditeurs de RFI ont participé avec un enthousiasme débordant au compte-rendu d’écoute. Ils ont provoqué étonnement et admiration chez leurs camarades qui, sans doute jaloux, se demandent à quoi le professeur joue, pourquoi il s’amuse ainsi avec les élèves. Certains avouent avoir oublier le devoir, d’autres affirment que le poste de radio était enfermé dans la chambre de leur parent ou dans celle de leurs aînés. Pour d’autres encore, ils ne savent pas capter RFI et ont essayé sans succès.
Alain Foka présentait ce jour-là le regard des médias africains sur le terrorisme en Irak. Les élèves ont eu des difficultés à comprendre le contenu de la revue de presse africaine sur le terrorisme en Irak. Ils ont relevé les noms des différents locuteurs du programme, ils ont compris avec aisance et joie la chronique des faits divers qui portait alors sur le « zizi pimpant » ! C’est l’aspect de l’émission qui les a le plus intéressés et que nous avons évoqué ce jour en classe dans une atmosphère très détendue.
Au journal de 19h30 « Afrique soir » présenté par Jean Legrand, ils ont eu des difficultés réelles de compréhension et n’ont pas retenu grand chose, exception faite de certains garçons patients et surtout passionnés de ballon rond qui ont suivi avec intérêt le bref reportage sportif de la fin. Les séquences d’économie et de politique qui articulent le journal parlé ne sont pas à leur niveau parce que le débit des journalistes est selon eux très rapide.

Les réactions familiales

La radio n’est pas écoutée dans plusieurs familles parce que le poste est en panne, a été volé ou n’a jamais existé, on se contente de la TV. Pour ceux qui en ont un, et quelquefois deux postes radio qui fonctionnent, son accessibilité n’est pas toujours facile. Il est gardé dans la chambre des aînés et exige une autorisation de l’u ou de l’autre « gardien » du poste pour pouvoir écouter une émission. Ainsi, si la négociation pour obtenir l’appareil n’a pas été difficile avec les parents, avec les aînés il s’est agi d’ une gymnastique plus ardue. Seule l’intervention des parents les faisait fléchir dans leur refus. Parents et surtout aînés exigent la preuve qu’il s’agit d’un devoir de français et s’en étonnent : « Depuis quand fait on les devoirs avec la radio ? ». Quelle surprise de découvrir dans le cahier de l’enfant les consignes du devoir ! Dès lors ce dernier a accès au poste radio désormais installé au salon.
La difficulté de capter RFI est souvent levée par les parents et les aînés. Dès que captée, très peu retiennent la fréquence 96.7 Mhz que nous précisons en classe comme une information à consigner dans le cahier et à retenir. Ainsi, ceux qui ont facilité l’écoute ont été curieux de découvrir le but du devoir (quelle émission est diffusée à cette heure ? de quoi y est-il question ? pourquoi la recommander aux enfants ? quel rapport entre la radio et l’enseignement du français ?). À l’écoute, tous participent au devoir en aidant l’élève à identifier les aspects demandés et découvrent avec satisfaction au fil des jours d’écoute que les sujets traités y sont intéressants (la dévaluation du CFA, les maladies cardio-vasculaires, le préservatif féminin, etc.). Notons que les parents apprécient l’initiative et félicitent leur enfant « mon fils, tu deviens un homme, c’est bien que tu apprennes à écouter la radio ». Les élèves qui n’ont pas écouté les émissions doutent de la véracité des propos de leurs camarades et pensent que ceux-ci veulent se vanter d’avoir un bon environnement familial. Cette collaboration est à leurs yeux un signe d’affection qui sort de l’ordinaire. Quelques-uns ont refusé d’exprimer l’ambiance familiale d’écoute : ce sont des commentaires privées, des secrets de famille à ne pas dévoiler devant ses camarades, en présence du professeur. L’ambiance chaleureuse de cette première semaine d’écoute qui avait pour but de familiariser les élèves avec les richesses sonores de RFI nous a encouragé à poursuivre. Pour ce faire, nous avons mis l’accent sur la prise de notes à partir d’une émission de radio. Quinze auditeurs réguliers du lycée de Mapeke ont été sélectionnés pour expérimenter la radio en salle de classe. Ils ont reçu notre invitation comme l’expression d’une attention particulière à leur égard, le mercredi après-midi étant libre au lycée. Ce jour-là, tous les élèves de la classe, plus leurs amis des autres classes alertés, voulaient assister au « spectacle ». La leçon eut lieu dans le calme et la détente.

Le choix de l’émission

La présence régulière des voix camerounaises venant des chaînes écoutées du pays (Equinoxe, radio Douala, poste national), reconnaissables à l’accent camerounais, leur nom, leur voix, (journalistes et hommes de la rue) dans « Média d’Afrique » est une raison de satisfaction à prendre en compte dans les motivations de notre choix. Les informations données ici sont très souvent vécues et connues par ces élèves et ont donc déterminé notre choix sur l’émission présentée par Alain Foka du 26 Avril2 à côté d’autres raisons :
1. Après avoir recommandé les éditions de cette semaine comme c’était le cas dans les cinq dernières éditions et la séance de cours a lieu neuf jours après la diffusion de l’extrait choisi ; question de vérifier que d’autres éditions et mêmes émissions ont été suivies, découvertes.
2. L’université se situe dans le processus de leur vie, même si à leur âge, elle constitue un idéal pour la grande majorité. En réalité, très peu espèrent y arriver, c’est encore loin, et ce n’est déjà pas facile au lycée qui n’est pas très différents.
3. Le sujet est près d’eux dans une ville où il en existe une et où chacun connaît des universitaires (voisins, anciens élèves du lycée, frère ou cousin). Cet extrait peut, au-delà de ce qui a été fait, être exploité entre amis ou en famille (avis partagé, discussion) en classe comme support pédagogique.
Cet extrait sur la suppression des bourses d’étude pourrait être étudié avec autant d’intérêt, sinon avec plus d’intérêt en quatrième année du secondaire (3°) et avec autant d’intérêt en dernière année des lycées (Tle) dont les élèves sont à la porte des universités. On pourrait l’exploiter :
- dans un cours de langue : le texte argumentatif (les marques de jugement, la notion de champ lexical, la notion de référent).
- Dans un cours d’exercices littéraires : contraction de texte.
a. Résumé
b. Discussion : pensez-vous comme Alain Foka que les contestations politiques en Afrique partent très souvent des campus ?
Dans l’un ou l’autre cas, l’utilisation de la radio comme support didactique enthousiasme à la fois l’enseignant et les élèves. Seulement, tous les élèves ne peuvent pas en profiter au même moment à cause de la précarité de nos locaux où il n’est pas possible d’utiliser ce support en période normale de classe. Difficile que tous les élèves (75 à 102 élèves par classe) suivent en même temps sans perturber les classes voisines.
Notons que la peur de tenter une telle expérience plane avec acuité lorsqu’on est resté accroché aux pratiques pédagogiques anciennes exclusivement basées sur les textes écrits. Cette peur est très vite levée dès la première recommandation d’écoute que les élèves reçoivent avec joie en classe. Une fois l’expérience faite, on comprend l’intérêt qui garde un caractère ludique motivant comme c’est déjà le cas avec la chanson ou la TV que nous avons déjà expérimentées comme supports pédagogiques. Avec ces nouveaux supports entraînant de nouvelles techniques d’enseignement, le problème de manuel scolaire se trouve dépassé. La radio, ils en redemandent…
Solange PEKEKOUO NGOUH, lauréate, lycée de Mapeke de DOUALA, Cameroun.

Notes
1. Le numéro spécial du Français dans le monde « Oral : varibilité et apprentissage » (janvier 2001) souligne cette caractéristique majeur de la compréhension orale par rapport à la compréhension écrite.
2. C’est un extrait de cette émission qui fait l’objet de la fiche pédagogique envoyée par la candidate. Cette fiche se trouve sur le site RFI.

Liste des finalistes

Tous ces lauréats ont gagné un abonnement d’un an au Français dans le monde.

Solange PEKEKOUO NGOUH, lauréate
Lycée de Mapeke de DOUALA, Cameroun.

Magdalena SOBCZYNSKA-MELGIES
Alliance Française de Lubin, Pologne.

Ingeborg ALBERS
Lycée Immanuel-Kant-Schule de Neumuenster, Allemagne.

Monica BUBOLY
Scoala Generala "Lucian Blaga" de Bistrita, Roumanie.

Mustapha GUELMEQUI
Secteur scolaire de Tamaaroufte, Taznakhte, Ouarzazate, Maroc.

Maria de Fátima LIMA RODRIGUES
Casa da Cultura Francesa -Alliance Française, Brésil.

Pascal NGONA
Alliance Française de Kampala, Ouganda.

Viorica NICOLAEV
Université Pédagogique d'Etat "Ion Creanga" de Chisinau, Moldavie.

Ina PAPCOVA
Université Libre Internationale de Moldova - Chisinau, Moldavie.

Martha Regina PORTELLA MACHADO CEREDA
Alliance Française de Campinas - Sao Paulo, Brésil.



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