$bordureForm = "black"; $fondForm = "#FFCC66"; ?> otre avis sur cet article !"; } ?> Le français dans le monde
 
Articles

· FdM 357
· FdM 356
· FdM 355
· FdM 354
· FdM 353
· FdM 352
· FdM 351
· FdM 350
· FdM 349
· FdM 348
· FdM 347
· FdM 346
· FdM 345
· FdM 344
· FdM 343
· FdM 342
· FdM 341
· FdM 340
· FdM 339
· FdM 338
· FdM 337
· FdM 336
· FdM 335
· FdM 334
· FdM 333
· FdM 332
· FdM 331
· FdM 330
· FdM 329
· FdM 328
· FdM 327
· FdM 326
· FdM 325
· FdM 324
· FdM 323
· FdM 322
· FdM 321
· FdM 320
· FdM 319
· FdM 318
· FdM 317
· FdM 316
· FdM 315
· FdM 314
· FdM 313
· FdM 312
· FdM 311
· FdM 310
· FdM 309

La revue
Je m'abonne
Actualités
Le FDLM et vous

CLE     FIPF
Revue de la fédération internationale des professeurs de français

Le français dans le monde est une revue éditée par CLE International

Vous êtes dans la section : Accueil > Articles > FdM 334

Didactique du FLE et traduction
Une complémentarité incontournable



Pourquoi refuser de faire place à la langue maternelle en classe de FLE alors que celle-ci est un des éléments structurant tout le processus d’apprentissage ? Dès lors, l’utilisation de la traduction peut constituer une approche dynamique qui n’en sera que plus favorable à l’apprenant.

Juillet-août 2004 - N°334


Warning: mysql_result(): supplied argument is not a valid MySQL result resource in lib.inc.php3 on line 41
[]Commentaires Donnez votre avis sur cet article !


Le français dans le monde est la revue de la fédération internationale des professeurs de français. Tous les deux mois, elle vous propose une centaine de pages d'articles, de conseils et de fiches pédagogiques sur le thème de l'enseignement du français langue étrangère. Pour recevoir Le français dans le monde chez vous, il suffit de s'abonner. Les étudiants, les personnels des alliances françaises et les membres des associations de professeurs de français bénéficient de tarifs réduits. Nous vous proposons sur ce site chaque mois une sélection d'articles de la revue.
 
  

La langue maternelle (L.M.) est à solliciter pour « panser » et pallier les insuffisances de l’enseignement /apprentissage de F.L.E : voilà ce que nous avons appris à travers notre expérience professionnelle. Effectivement, lors d’une expérience menée auprès d’une centaine de lycéens pour les sensibiliser à la poésie française et les amener à la production de poèmes dadaïstes (Atrouz Y., 2003), nous avons remarqué que le recours à la traduction était une action indispensable pour mieux « savourer » et finaliser sa propre production. Lors de cette phase, les élèves préféraient utiliser des dictionnaires bilingues et solliciter parfois l’intervention d’un camarade ou de l’enseignant pour le choix d’un mot en français qui réponde à leur goûts façonnés par leur culture et leur langue maternelle. Cette dernière agissait comme un « filtre » ou un « prisme » à travers lequel doit passer le reflet de la culture étrangère.

Vers une symbiose rentable

C’est « dans l’enseignement de la langue maternelle que se rassemblent les enjeux de toute éducation » (D. Groux et L. Porcher, p. 108). C’est cette langue première qui structure et organise l’ensemble des connaissances. Sa maîtrise forme la charpente de tout le montage enseignement/apprentissage. Dans ce cas, au début de l’apprentissage du français, nous pouvons insérer (même dans les cours en L.M.) des « flashs » qui stimulent l’apprenant. Nous pensons aussi que ce type de stimulation peut se faire même avant le commencement de l’apprentissage du français, ce qui va contribuer à créer une « symbiose » entre les deux langues, à écarter leur rivalité et « arracher » le sentiment de haine qui bloque l’apprentissage de cette langue. D’où la remarque faite par V. Castellotti que la place de la langue maternelle en classe de langue étrangère peut façonner la nature des relations entre les deux langues (Castellotti V., 2001, p.19). À cet égard, nous signalons que lors d’une enquête menée en 2001 à l’Institut de Langue et Littérature Arabe (I.L.A.) qui visait l’identification des représentations culturelles des apprenants de français, 59,81% de nos enquêtés ont déclaré qu’ils voulaient abandonner l’apprentissage du français à cause de l’absence de la traduction (Atrouz Y., p.162).
Ces mêmes considérations nous amènent à plaider pour un recours même partiel à la L.M. dans les cours de français : la traduction est un fait revendiqué et attesté par un grand nombre de spécialistes. Cette activité ne doit pas se limiter à l’enseignement du lexique ou de la grammaire comme ce fut le cas des méthodes traditionnelles mais elle doit être considérée comme une activité « dynamisante » de la relation apprenant/enseignant et apprenant/apprentissage et cela à travers des pratiques qui favorisent la « compréhension » et la « transmission de compréhension ». Ces dernières peuvent être des exercices de comparaisons d’un certain nombre de traductions d’un même texte. Le choix de ces textes dépendra de l’enseignant qui doit prendre en considération l’âge et le niveau linguistique de ses apprenants. La traduction n’est pas un simple acte de sur-codage ou une opération de transfert linguistique mais c’est un processus complexe qui peut être « didactiquement » investi le long de la scolarisation.

Nous pensons que la traduction est une pratique indispensable pour rentabiliser l’apprentissage du français, ce qui nous pousse à déclarer que la complémentarité entre traduction et F.L.E est nécessaire et que le mariage entre ces deux partenaires est légitime par amour et par raison (Nous nous référons ici à la métaphore proposée par V.Castelloti). Toutefois il faut penser sérieusement et dès maintenant à l’élaboration d’une didactique de traduction qui soit compatible avec une didactique de français langue étrangère en vue d’un maximum d’efficacité et de rentabilité .

Youssef Atrouz, Centre universitaire de Souk Ahras (Algérie).

Bibliographie
• Atrouz Y., (2002), Les représentations culturelles des étudiants dans l’apprentissage du français langue étrangère. Cas d’étudiants de l’Institut de Langue et Littérature Arabe de l’Université d’Annaba, mémoire de Magistère. Document non publié.
• Atrouz Y. (à paraître), Le couloir bleu des vers éclatés ou Investissement de la poésie dadaïste dans l’apprentissage du français langue étrangère. Document non publié.
• Castellotti V. (2001), La langue maternelle en classe de langue étrangère, CLE international (Coll. D.L.E), Paris.
• Groux D. Et Porcher L. (1997), L’éducation comparée, Nathan (Coll. Les repères pédagogiques ), Paris.



Accueil   -   La revue   -   Services   -   Articles en ligne

Brèves
   -   Archives   -   Contact


© Le français dans le monde  2002
Tous droits réservés