En quoi les Sedifrale de Lima se distingueront-ils des précédentes éditions ?
Ce sont les premiers Sedifrale du siècle ! C’est pourquoi le Comité péruvien a choisi de mettre l’accent sur la modernité car, même si ce concept peut paraître rebattu, il trouve un fort écho auprès des enseignants et des apprenants. La modernité en FLE, ce sont bien sûr les nouvelles technologies, qui auront une place importante dans ce congrès, mais aussi de nouvelles démarches didactiques (et nous attendons de grands spécialistes) et peut-être surtout une nouvelle attitude. Les stratégies de réseau, la vie associative, l’échange scientifique à l’échelle planétaire sont aujourd’hui des paramètres fondamentaux pour le dynamisme d’une langue. Nous invitons les collègues qui participeront au congrès à travailler sur trois axes : les défis, les outils et les stratégies de la modernité, mais au-delà de ces concepts, la modernité pour nous c’est aussi une approche de l’interculturel, de la tolérance et du respect de la diversité. Il ne faut surtout pas l’oublier !
Comment se porte le français au Pérou et en Amérique Latine ?
Au Pérou, le ministère de l’Éducation est passé d’un projet pilote anecdotique à une véritable démarche de fonds, avec formation des maîtres en province et insertion de la langue dans plus de 150 collèges. Par ailleurs, le nombre d’inscrits dans les Alliances françaises et les établissements privés ne cesse d’augmenter. Concernant l’Amérique Latine, j’espère que ce congrès pourra mieux répondre à cette question, car c’est un des points que nous traiterons. Je crois cependant que, malgré la crise que vivent de nombreux pays, le français s’y porte assez bien.
Comment expliquez-vous ce regain ?
Peut-être que les lois du marché de la globalisation produisent en fait l’effet inverse ! Nos jeunes apprenants parlent tous anglais mais ils ont compris que dans un monde aussi compétitif il faut jouer la carte de la diversité. Et puis je crois aussi que nous avons su diversifier et améliorer notre offre : le français de spécialité se développe assez bien car il y a une demande effective (en tourisme et hôtellerie en particulier), les certifications se multiplient pour répondre à des besoins distincts, les formules d’apprentissage en autonomie se perfectionnent grâce aux NTCI. Le français précoce lui-même, parent pauvre du FLE, intéresse de nouveau les éditeurs, c’est bon signe !
On ne parlera que de FLE au congrès ?
Non, bien sûr que non, on y traitera aussi de politique linguistique, de littérature, de traduction et d’autres thèmes annexes.
Qu’y aura t-il en marge du congrès ?
Vous savez, les Sedifrale pour nous, c’est aussi l’échange et le dialogue. Nous mettons tout en œuvre pour que nos invités repartent avec une image positive de notre pays. Le comité culturel, présidé par le directeur de l’Alliance française de Lima, concocte un programme de choix : un spectacle péruvien d’inauguration, une exposition de photos inédites, une pièce de théâtre montée par le lycée français, une soirée « peña » et un dîner de gala à la française !
« Le Liménien » vous révèlera les bonnes adresses pour déguster la cuisine péruvienne, l’une des plus diversifiées du monde!
En conclusion ?
Je voudrais dire à tous les collègues qui nous liront que le Pérou est vraiment fier de recevoir les Sedifrale. Grâce à la synergie qui s’est créée entre le Scac (Service de coopération et d’action culturelle de l’ambassade de France), les Alliances françaises, le lycée franco-péruvien et bien sûr l’Unipprof, grâce aussi à nos partenaires, l’université catholique du Pérou et l’hôtel Sofitel, nous faisons tout notre possible pour faire de ce congrès une fête… Mais une fête productive qui permette à chacun de mieux se situer didactiquement et personnellement dans ce monde en mouvement. Venez nombreux, Lima vous attend à bras ouverts !
Propos recueillis par Patrick Riba
Filez sur la toile
Les inscriptions et le paiement se font via l’internet sur le site www.sedifralelima.org. On y trouvera trouverez toutes les informations concernant le congrès, mais aussi les hôtels (à tous les prix et très proches), les visites touristiques possibles (le fabuleux Macchu Picchu à des prix spéciaux pour les congressistes, et bien sûr les thématiques qui seront abordées… À noter que « visanet » garantit la sécurité de l’opération et évite aux congressistes des frais bancaires très onéreux pour une transaction internationale.
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