$bordureForm = "black"; $fondForm = "#FFCC66"; ?>
Warning: mysql_connect() [function.mysql-connect]: Access denied for user 'fdlm.org'@'88.190.253.50' (using password: YES) in lib.inc.php3 on line 14

Warning: mysql_select_db(): supplied argument is not a valid MySQL-Link resource in lib.inc.php3 on line 15
otre avis sur cet article !"; } ?> Le français dans le monde
 
Articles

· FdM 366
· FdM 365
· FdM 364
· FdM 363
· FdM 362
· FdM 361
· FdM 360
· FdM 359
· FdM 358
· FdM 357
· FdM 356
· FdM 355
· FdM 354
· FdM 353
· FdM 352
· FdM 351
· FdM 350
· FdM 349
· FdM 348
· FdM 347
· FdM 346
· FdM 345
· FdM 344
· FdM 343
· FdM 342
· FdM 341
· FdM 340
· FdM 339
· FdM 338
· FdM 337
· FdM 336
· FdM 335
· FdM 334
· FdM 333
· FdM 332
· FdM 331
· FdM 330
· FdM 329
· FdM 328
· FdM 327
· FdM 326
· FdM 325
· FdM 324
· FdM 323
· FdM 322
· FdM 321
· FdM 320
· FdM 319
· FdM 318
· FdM 317
· FdM 316
· FdM 315
· FdM 314
· FdM 313
· FdM 312
· FdM 311
· FdM 310
· FdM 309

La revue
Je m'abonne
Actualités
Le FDLM et vous

CLE     FIPF
Revue de la fédération internationale des professeurs de français

Le français dans le monde est une revue éditée par CLE International

Vous êtes dans la section : Accueil > Articles > FdM 320

Distribuer les films africains en Afrique



Pourquoi un film existe-t-il, sinon pour être vu, et par le plus grand nombre ? Les dispositifs d’aide au cinéma du Sud permettent à de plus en plus de films de voir le jour. Mais la distribution, tant à l’échelle nationale qu’internationale, demeure un véritable défi. Comment faire accéder ces films aux écrans, hors des circuits d’initiés ?

Mars-avril 2002 - N°320


Warning: mysql_query(): supplied argument is not a valid MySQL-Link resource in lib.inc.php3 on line 40

Warning: mysql_result(): supplied argument is not a valid MySQL result resource in lib.inc.php3 on line 41
[]Commentaires Donnez votre avis sur cet article !

 
  
La question de la distribution se pose avec acuité en Afrique, où les rares salles de projection – cantonnées en milieu urbain – ne font place qu’à un cinéma commercial importé. Réunis à Ouagadougou (Burkina Faso) du 9 au 11 octobre 2001 à l’initiative de l’Agence de la Francophonie et de la Direction de la cinématographie nationale du Burkina Faso, une cinquantaine de professionnels du cinéma – producteurs, distributeurs, exploitants de salles, réalisateurs – ont pris deux mesures principales « pour réduire les contraintes et réorganiser la filière de distribution du film africain en Afrique ».

Deux mesures et un plan d’action

Ces professionnels ont décidé la constitution d’un groupement d’intérêt économique entre distributeurs opérant en Côte d’Ivoire, au Mali, au Sénégal, au Niger et au Cameroun, qui permettra à ces pays de mettre en commun leurs moyens pour acquérir et distribuer, au niveau du continent africain, des films africains et francophones et engager des campagnes promotionnelles communes.

L’autre recommandation de cette rencontre professionnelle est la création d’un réseau de salles couvrant le Cameroun, le Mali, le Sénégal, la Côte d’Ivoire, le Bénin et le Togo, regroupées sous un label commun et garantissant une programmation ouverte aux films africains et francophones, avec des conditions d’exploitation de qualité et les règles de billetterie nécessaires à la transparence des recettes d’exploitation des films.

Un plan d’action a aussi été adopté. Il formule des propositions à l’endroit des pouvoirs publics africains pour une révision de la fiscalité applicable à l’exploitation des films du continent, la réglementation des rapports entre l’exploitation en salles, la diffusion télévisuelle et l’exploitation vidéographique, et une meilleure implication des télédiffuseurs publics ou privés dans le financement et la promotion du cinéma africain. L’idée de cette rencontre avait été lancée par Roger Dehaybe, administrateur général de l’Agence de la Francophonie, à l’occasion de la dix-septième édition du Festival panafricain de cinéma de Ouagadougou en mars 2001.

Dans les zones rurales, l’Agence a d’ores et déjà programmé des rendez-vous cinématographiques réguliers avec le public, grâce à l’opération « Cinéma dans les Clac », lancée en mars 2001 en Côte d’Ivoire et au Sénégal, et qui couvrira à terme l’ensemble des pays africains francophones. S’appuyant sur le réseau des Centres de lecture et d’animation culturelle (Clac), l’objectif visé est d’abord de toucher une population rurale, faire découvrir le cinéma africain à son propre public et, à moyen terme, susciter les conditions économiques d’une véritable distribution du cinéma africain sur le continent.


Cinéma en plein air

Une ou deux fois par mois, une projection en plein air est organisée pour les habitants – des élèves en majorité – dans seize villages de Côte d’Ivoire et du Sénégal dotés de Clac. Le coordonnateur du réseau des Clac arrive avec son matériel, dont un vidéoprojecteur et un lecteur DVD haut de gamme offrant une définition d’image comparable à celle du cinéma, un écran pliable de quatre mètres sur trois – et le film du jour… Le public afflue. Pour la grande majorité, sinon tous, c’est un véritable événement.

Dix films de réalisateurs africains de divers pays ayant déjà rencontré un certain succès (1) ont été sélectionnés et édités en DVD par l’Agence pour alimenter la programmation de la première année, soit dix séances. Ces séances sont payantes, à un prix tout à fait abordable pour le public, car si l’objectif n’est pas d’autofinancer cette activité, il faut néanmoins mesurer l’intérêt réel du spectateur pour les films à travers le paiement, serait-il symbolique, de son billet.

Dès décembre, les Clac du Niger et du Togo accueilleront à leur tour ce cinéma africain itinérant. L’opération sera étendue progressivement au cours des prochaines années à l’ensemble des réseaux mis en place par l’Agence, soit 203 centres implantés dans 17 pays. Lorsqu’elle aura atteint sa vitesse de croisière, l’opération « Cinéma dans les Clac » devrait toucher chaque saison près de deux cent cinquante mille spectateurs africains.
 

Anne Deleau
(Extrait du Journal de l'AIF n° 25, nov.-déc. 2001)





Note


1 - Bal Poussière, de Henri Duparc (Côte d’Ivoire), Gito l’Ingrat, de Léonce Ngabo (Burundi), Le Damier, de Balafu Baluka-Kanyinda (République Démocratique du Congo), Le Ballon d’Or, de Cheik Doukoure (Guinée), Wênd Kûuni, de Gaston Kabore (Burkina Faso), Tilaï, d’Idrissa Ouedraogo (Burkina Faso), La vie est belle, de Benoît Lamy et Ngangura Mweze (République Démocratique du Congo), Sango Malo, de Bassek Ba Kobhio (Cameroun), Guimba, de Cheick Oumar Sissoko (Mali) et Camp de Thiaroye, de Sembene Ousmane et Thiorno Faty Sow (Sénégal).




Accueil   -   La revue   -   Services   -   Articles en ligne

Brèves
   -   Archives   -   Contact


© Le français dans le monde  2002
Tous droits réservés