Dix ans après la publication dans le Journal officiel de la République française des propositions de réforme de l’orthographe du français, le débat reste ouvert. Le statut même de “propositions” a conforté un débat ou totalement ignoré ou, au contraire, passionné. Nos pratiques quotidiennes montrent d’autre part que nous communiquons encore et peut-être plus qu’il y a quelques années par l’écrit, grâce au développement de l’internet. Nous sommes donc contraints, que nous le voulions ou non, de respecter une norme graphique, qui, si elle peut présenter des variantes, ne peut les intégrer sans limitation.
Certes, même en utilisant un ordinateur, nous pourrions ne pas nous préoccuper de nos “fautes” d’orthographe et désactiver, une fois pour toutes, la fonction de contrôle des erreurs. Oui, mais... Certaines activités informatiques requièrent plus que d’autres ce type de contrôle. Le courrier électronique multiplie la quantité des messages... et celles des erreurs ; or, pour se comprendre et pour être éventuellement traduit ‘automatiquement’, il faut éviter de trop polluer la source. Comment soumettre un corpus volumineux à un logiciel de lecture optique sans le débarrasser très rapidement de quelques dizaines, voire de centaines de scories ? Autre exemple encore plus significatif, celui de la dictée vocale : comment un tel système pourrait-il transcrire un texte oral s’il ne possédait pas de listes ou/et de règles de transcription graphique ? Aussi, au fur et à mesure que l’informatique bureautique s’imposait, les correcteurs voyaient leur rôle se développer et leur utilité s’imposer.
Mais le propos de notre article n’est pas la défense d’une certaine harmonisation et cohérence de notre orthographe. Nous nous proposons maintenant de montrer que les correcteurs orthographiques et grammaticaux peuvent être considérés comme l’un des cas concrets où se conjuguent les difficultés rencontrées par la mise en oeuvre des textes officiels de 1990.
La correction orthographique, qu’elle soit activée en tant que telle ou qu’elle constitue le passage obligé d’un analyseur syntaxique, est assurée par un algorithme qui permet de rechercher, dans une liste de mots intégrée dans le logiciel ou dans la liste ouverte établie par l’utilisateur au fur et à mesure des nécessités, la (les) graphie(s) potentielle(s). Ce ‘lexique’ est très variable selon les correcteurs : dictionnaires intégrés, dictionnaire indépendant avec lequel il est possible d’ouvrir des liens si on le possède, dictionnaires personnels que l’utilisateur construit lui-même ou dictionnaires temporaires, limités à une session de travail. Destinés à des publics très divers, secrétaire ou journaliste qui doivent vérifier très rapidement une ou deux pages, rédacteur de rapports volumineux, éditeur d’ouvrages ou romancier, tous sont censés prendre en compte les exigences des utilisateurs : rapidité, exhaustivité, spécialités... et, maintenant, ancienne orthographe et orthographe réformée.
De la typologie des correcteurs, nous ne retiendrons ici que le premier critère, qui permet de distinguer les correcteurs orthographiques intégrés à des logiciels de traitement de texte (Word, WordPerfect etc.), rapides mais limités dans leurs capacités, et les correcteurs orthographiques et grammaticaux autonomes, plus complexes mais plus complets dans leurs applications et plus explicites. Ces derniers feront l’objet de notre analyse dans la mesure où ils font apparaître une réflexion linguistique par rapport aux phénomènes de langue. Parmi les correcteurs orthographiques et grammaticaux actuellement disponibles pour un environnement Windows, nous avons soumis au test de la réforme à la fois les plus utilisés et les plus régulièrement réactualisés :
- Antidote (Druide, Montréal, Québec),
- Cordial (Synapse Développement, Toulouse),
- Correcteur 101 (Machina Sapiens, Montréal, Québec), le plus ancien et en quelque sorte le précurseur (première version en 1992),
- et enfin Pro Lexis (Diagonal, Sophia-Antipolis).
Retenir ou ne pas retenir les “rectifications” ?
Nous avons souvent entendu affirmer le peu d’empressement des correcteurs orthographiques (et grammaticaux) à admettre les nouvelles formes orthographiques. Nous souhaitons apporter quelques nuances à ce jugement sans doute dû à une connaissance incomplète des contraintes et des choix d’ensemble qui procèdent à la réalisation de ces logiciels.
En l’occurrence, la première des contraintes est inhérente à toute période de transition. Celle que nous connaissons actuellement en matière d’orthographe conduit inéluctablement à être confronté à la liberté du choix (quand nous écrivons) et de la tolérance (quand nous faisons une estimation : enseignement, correction d’examens, relecture d’épreuves...).
Le statut même de “propositions” autorise à donner à ce texte officiel une application très libre : il permet certaines adaptations, voire certaines interprétations – les “règles” qui y sont énoncées entraînant parfois de nouvelles incohérences dans le système orthographique. La disposition même de ce texte (les “rectifications” et les “recommandations aux lexicographes et créateurs de néologismes”) n’implique pas le choix entre deux orthographes, l’Ancienne et la Nouvelle. Que la langue est vivante, son histoire ne cesse de le rappeler. Les correcteurs orthographiques témoignent de cette difficulté liée à la liberté de choix entre deux orthographes, voire plus en cas de variantes orthographiques préalablement existantes et non tranchées par la réforme. L’intégration de plusieurs graphies suscite certaines questions. Quelle graphie retenir ? Et si les deux sont retenues, sous quelle forme ? Doit-on laisser le choix à l’utilisateur pour chaque occurrence concernée ou doit-on le guider dans une cohérence entre les deux “systèmes” ?
Par ailleurs la langue ne peut échapper à l’usage. Celui-ci n’a toutefois rien d’anarchique, restant inscrit dans un ensemble de limites, destinées non à brimer l’usager de la langue mais à empêcher qu’une sorte de loi de la jungle ne régisse des usages dont la diversité fragiliserait la communication écrite et l’apprentissage.
Face à ces contraintes, les concepteurs des correcteurs ont fait des choix différents. Mais, essentiellement pour les raisons ci-dessus, aucun des correcteurs n’a intégré comme graphies privilégiées l’ensemble des formes nouvelles explicitement mentionnées dans le JO. Inutile de préciser que les recommandations en matière de néologismes sont encore plus librement observées.
Ainsi Pro Lexis a décidé d’attendre et de ne modifier son lexique qu’à la suite d’une réflexion globale sur le sujet. Sa spécificité étant la correction typographique, ce logiciel est surtout utilisé par des journalistes (du Monde notamment), lesquels se montrent encore relativement réticents face aux rectifications. Le temps, l’observation de l’usage dans les corpus de presse et la cohérence des graphies retenues valideront l’édition de la prochaine version (Pro Lexis 4), dans laquelle sera également intégré le Dictionnaire des termes officiels de la langue française. Antidote s’inscrit dans cette même démarche prudente, mais laisse depuis deux versions apparaître sa volonté de satisfaire l’ensemble des utilisateurs. 101, dans la version 3 Pro de mai 1997, n’avait encore guère pris en compte les rectifications. Il a fallu attendre la version suivante pour que les propositions de réforme soient mentionnées, parallèlement à la graphie traditionnelle. Quant à Cordial, sa position révèle à la fois l’urgence dans laquelle travaillent les concepteurs et leur souci de respecter l’usage. Les modifications apportées à ses dictionnaires sont donc progressives, liées à l’observation constante des documents témoins de l’usage, et que nous allons préciser. Ce qui n’empêche pas ce même logiciel de proposer, dans le module de l’allemand, l’orthographe traditionnelle et l’orthographe préconisée par la réforme de 1998. Or nous savons que cette réforme – que la répartition de l’Allemagne en Länder ne facilite pas – fait encore couler plus d’encre que la nôtre... Ce qui tend à prouver que le regard des locuteurs sur leur propre langue relève d’un point de vue un peu différent.
D’un côte, la norme...
S’adressant à un large public, dont une grande partie, faute de divulgation de l’information (volonté ou négligence, ici n’est pas la question...), n’est même pas au courant des propositions de réforme de 1990, comme le note fort justement l’un des responsables de Synapse, les correcteurs ont tous le souci de la “norme”. Le Bon usage de Grevisse est la grammaire la plus fréquemment citée, le Petit Robert, le Petit Larousse les dictionnaires les plus utilisés. Les contraintes de mise à jour et de maintenance du logiciel conduisent les concepteurs à utiliser, dans des circonstances plus spécifiques, des outils plus adaptés et plus concis : pour le propos qui nous intéresse, le texte même paru au JO ainsi que l’ouvrage d’André Goosse, La “nouvelle” orthographe : Exposés et commentaires”. Ce dernier comprend, parmi les annexes, un “Index des formes ‘nouvelles’”, explicitement mentionnées dans le texte officiel ainsi que les formes verbales en -eler, -eter et de type cèderai.
...de l’autre, l’usage
Les concepteurs ont par ailleurs le souci de respecter l’évolution de la langue et de répondre au mieux aux demandes des usagers. Or, comme le montrent encore les débats et l’évolution actuelle de l’orthographe essentiellement néologique, les modifications proposées sont introduites dans les textes de manière très irrégulière et progressive. Cette souplesse convient bien à l’outil informatisé, puisque, par définition, il évolue lui aussi de mise à jour en mise à jour, à un rythme supérieur à celui des réactualisations des dictionnaires-papier. Il lui est donc relativement aisé d’introduire les modifications au fur et à mesure de leur entrée dans l’usage. Notons à ce propos qu’il est beaucoup plus facile d’ajouter de nouvelles graphies ou de les enrichir de commentaires que de modifier les règles grammaticales, ces dernières étant fortement hiérarchisées les unes par rapport aux autres : la modification de l’une d’entre elles doit être fortement contrôlée pour ne pas entraîner toute une cascade d’incohérences dans l’analyse syntaxique.
Pour les correcteurs orthographiques, l’usage est défini essentiellement en fonction de trois types de données :
- les dictionnaires
Ils représentent traditionnellement les garants de la “norme” et de l’usage. Il convient toutefois de faire à ce sujet plusieurs remarques. Un correcteur orthographique et grammatical n’utilise pas un mais des “dictionnaires”. L’un d’entre eux, le lexique des formes enregistrées (entrées canoniques et formes fléchies quant elles ne sont pas calculées), est, dans la plupart des cas, indépendant du dictionnaire des définitions. C’est donc dans ce lexique que sont recensées les graphies retenues comme “correctes”. Le dictionnaire principal de 101 contient plus de 77 000 mots qui constituent plus de 800 000 formes et néologismes : il est constitué par la quasi-totalité des mots contenus dans Le Petit Robert, Le Petit Larousse et Le Multidictionnaire, à l’exception des noms propres. Ces lexiques sont différents des dictionnaires de définitions (Le Dictionnaire CEC Intermédiaire (Centre Éducatif et Culturel), ouvrage approuvé par le ministère de l'Éducation du Québec pour 101, Littré pour Cordial). Une distinction s’impose par ailleurs entre les origines francophones des correcteurs (français ou québécois).
- les corpus
Les concepteurs des correcteurs ont pour souci de ne pas s’en tenir aux dictionnaires. Constituant leurs propres listes d’entrées lexicales (nous passerons ici sous silence les contraintes commerciales que pose l’exploitation d’un dictionnaire déjà commercialisé), ils veillent à les compléter par le dépouillement de corpus (presse, littérature etc.).
- les testeurs
Des utilisateurs, testeurs occasionnels ou collaborant plus officiellement, signalent les erreurs ou lacunes des correcteurs et permettent ainsi une prise en compte des demandes les plus pertinentes ou les plus fréquentes. Rédacteurs de journaux ou de revues, écrivains et, plus récemment, administratifs, ils expriment des demandes répondant à des préoccupations professionnelles quotidiennes.
Entre la notion de norme et celle d’usage, la liberté de chacun entre les deux orthographes
Au cours de l’enquête que nous avons menée auprès des concepteurs des correcteurs, nous avons très vite rencontré chez eux la volonté de ne pas “heurter” la sensibilité orthographique des utilisateurs. Pro Lexis se montre le plus prudent et son ‘retard’ témoigne de la volonté de ses linguistes de définir une politique globale, souhaitant “satisfaire aussi bien les ‘conservateurs’ [...] que les réformistes”. Béatrix Rainer insiste sur le rôle de l’enseignement en ce domaine, faisant observer que les Belges et les Suisses sont plus ouverts aux nouvelles graphies que les Français, tout simplement parce qu’elles sont enseignées dans les écoles. 101, dans sa dernière version, affiche les deux orthographes, privilégiant la “norme” et indiquant par un message explicite que l’orthographe rectifiée est également admise. Cordial ne fait que commencer à intégrer certaines des formes nouvelles, précisant toutefois les orthographes variables existant préalablement (laissant apparaître quelques incohérences : tire-bouchon mais tire-bouchonner et tirebouchonner).
Notons que seul Antidote permet, et cela dès sa version de 1998, d’ouvrir, dans sa rubrique d’aide, une fenêtre sur la “Réforme” dans laquelle sont rappelés rapidement les principes de simplification. Suit une “Remarque” suffisamment significative pour la citer in extenso : “Soulignons que les modifications proposées n’ont pas fait l’unanimité et que les dictionnaires usuels ne les ont que partiellement intégrées. Notons également que la réforme ne condamne pas l’orthographe traditionnelle, mais que ses promoteurs souhaitent voir cette réforme enseignée dans les écoles. Bref, la décision d’employer ou non la graphie réformée d’un mot est laissée à l’utilisateur”... autrement dit à l’utilisateur d’entrer ces nouvelles formes dans son dictionnaire personnel.
Entre la norme et l’usage, la pratique
Nous avons commencé à évaluer la pratique des correcteurs à partir d’une liste de cinquante mots extraits des différentes listes des formes modifiées figurant dans le JO. Ne pouvant entrer ici dans le détail des résultats, nous nous limiterons à quelques remarques.
Qu’il s’agisse du correcteur orthographique de Word ou de WordPerfect ou des correcteurs orthographiques et grammaticaux plus spécifiquement analysés dans cet article, les résultats sont à peu près identiques : excepté 101 qui propose les deux orthographes, les autres correcteurs n’ont enregistré que les modifications entrées souvent dans une pratique déjà ancienne, entérinée par le texte de 90 (événement, homéo-, lieudit...).
La prise en compte des régularisations de l’accentuation est souvent trompeuse : un analyseur phonétique seul permet de reconnaître la forme traditionnelle à partir de la forme ancienne (notamment dans Cordial).
La tendance à la soudure de certains types de composés (chauvesouris, sagefemme, s’entredéchirer...) n’est pas encore admise, pas plus que la graphie française des mots empruntés à d’autres langues (exéat, placébo, péséta...).
Les propositions destinées à normaliser une série (charriot, déciller...) ou à effacer certaines “anomalies” introduites par erreur dans la graphie (imbecilité, nénufar) ne sont pas entrées dans les correcteurs (elles ne figurent pas plus comme entrées dans les dictionnaires). Le fameux oignon a gardé sa pelure supplémentaire et, pour l’instant, pas d’évolution vers une nouvelle graphie, qui ne serait qu’un simple retour à une ancienne orthographe plus conforme à la phonétique du mot, ognon.
En attendant les prochaines mises à jour...
Les correcteurs sont donc soumis à une tâche ingrate : on attend d’eux qu’ils soient le reflet des règles en usage et eux se réfèrent à l’usage pour définir leur contenu. Il ne nous reste par conséquent plus qu’à guetter, à chaque nouvelle version des correcteurs, les avancées des graphies nouvelles. Ces outils d’aide à la rédaction peuvent être considérés comme un témoin de l’entrée dans l’usage des propositions de 1990. Les mêmes observations s’imposeraient dans d’autres domaines lexicologiques : féminisation des noms de métier, titres, grades et fonctions ; termes recommandés par la Commission générale de terminologie et de néologie. Nous ne terminerons pas sans ajouter que les correcteurs orthographiques (et grammaticaux) ne doivent jamais exclure le libre arbitre de l’utilisateur : si le correcteur humain “sanctionne”, le correcteur informatisé suggère...
Nous remercions particulièrement Joaquin Cardona (Synapse Développement), Frédéric Doll (Machina Sapiens) et Béatrix Rainero (Pro Lexis), qui ont bien voulu nous apporter les compléments d’information nécessaires à notre étude.
Repères bibliographiques
AIROÉ, Le petit livre de l’orthographe actuelle, d’après le Rapport du Conseil supérieur de la langue française, Documents administratifs du Journal Officiel, n° 100, 6 décembre 1990, approuvé par l’Académie française, janvier 2000, 23 p.
Blampain Daniel, Quand l’informatique tutoie le dictionnaire des difficultés de la langue français, in Clas A., Thoiron P., Béjoint H. [sous la direction de], Lexicomatique et dictionnairiques, 1ves Journées scientifiques du réseau thématique «Lexicologie, terminologie, Traduction», Lyon, France, 28, 29, 30 septembre 1995, Montréal : AUPELF-UREF, 1996, pp. 371-78.
Becquer Annie, Cerquiglini Bernard, Cholewka Nicole, Coutier Martine, Frécher Josette, Mathieu Marie-Josèphe, Femmes, j’écris ton nom... Guide d’aide à la féminisation des noms de métiers, titres, grades et fonctions, CNRS-INALF / La Documentation française, 1999, 124 p.
Goosse André, La “nouvelle” orthographe : Exposés et commentaires”, Paris - Louvain-la-Neuve : Duculot, 1991, 136 p.
Jacquet-Pfau Christine, “Les correcteurs orthographiques et grammaticaux : fonctionnement et typologie”, in Les dictionnaires de langue française au sein de la francophonie : normes et orthographes d’hier à aujourd’hui, La Journée des Dictionnaires, Colloque international, Université de Cergy-Pontoise, 17 mars 1999, Klincksiek [sous presse].
« Les Rectifications de l'orthographe », Journal officiel de la République française, 6 décembre 1990, n° 100, 19 p.
Pruvost Jean, Dictionnaires et nouvelles technologies, Presses
Universitaires de France, 2000.
Rey-Debove Josette et Le Beau-Bensa Béatrice, La réforme de l’orthographe au banc d’essai du Robert : Dossier complet : texte du Journal officiel, listes des mots modifiés, commentaires et évaluations, Dictionnaires Le Robert, 1991, 78 p.
Christine Jacquet-Pfau : notice biographique
Christine Jacquet-Pfau, après avoir participé aux recherches de l’équipe du CNRS “L’esprit nouveau en poésie-1850 -1918", s’est spécialisée dans le traitement automatique des langues, et plus particulièrement du français. Ses orientations de recherche sont la morphologie du français (orthographe lexicale) et l’analyse des outils linguistiques informatisés (correcteurs orthographiques, dictionnaires sur cédérom, logiciels de concordances, internet...). Depuis 1991 maître de conférences au Collège de France (rattachée à la Chaire de Grammaire et pensée allemandes puis, depuis 2000, à la Chaire des Littératures de la France médiévale), elle collabore également aux recherches du CERTAL (Centre d’Études et de Recherche en Traitement Automatique des Langues, INALCO) et de l’équipe ASMODELE (Analyse Sémiotique, Morphologie Dérivationnelle, Orthographe et Linguistique de l’Ecrit, DYALANG, Rouen). Elle est rédactrice en chef adjointe de La Tribune Internationale des Langues Vivantes où elle est l’une des principales collaboratrices de la rubrique “Livres et revues”, et rédactrice en chef du Bulletin d’Information de l’AELPL (Association Européenne des Linguistes et des Professeurs de Langue). Enfin, elle est chargée des relations avec les éditeurs pour le Prix Logos (Président du jury : B. Quemada) décerné chaque année par l’AELPL.
Christine Jacquet-Pfau : quelques références bibliographiques
- “Les correcteurs orthographiques et grammaticaux : fonctionnement et typologie”, in Les dictionnaires de langue française au sein de la francophonie : normes et orthographes d’hier à aujourd’hui, La Journée des Dictionnaires, Colloque international,Université de Cergy-Pontoise, 17 mars 1999, Klincksiek, 2000 [sous presse].
- “Les dictionnaires de langue française sur cédérom : Analyse comparative”, in Dictionnaires électroniques et télématiques : nouveaux rapports à la langue, nouveaux accès aux savoirs, Actes du séminaire du Centre International d’Etudes Pédagogiques (CIEP), Sèvres, 18 février 1999, Didier, 2000.
- “Une autre lecture du dictionnaire de langue : le CD-ROM”, La Tribune Internationale des Langues Vivantes, n° 24, novembre 1998.
- "Motivation et transparence des emprunts gréco-latins en français et en allemand", in A. Clas, S. Mejri et T. Baccouche (dir), La mémoire des mots, Actes du colloque de Tunis, Tunis, AUPELF-UREF, 1998, coll. "Universités francophones" [en collaboration avec M.-A. Moreaux].
- “Orthographe et traitement automatique du français ou Comment retrouver les principes qui transforment le désordre apparent en ordre”, La Tribune Internationale des Langues Vivantes, n° 20, novembre 1996
- "Pour un traitement automatique des difficultés orthographiques lexicales du français", Le Langage et l'homme, Bruxelles: De Boeck Université, vol. XXIX, n° 3-4, décembre 1995.
- "L'Intérêt des logiciels de concordances pour la traduction", Langages, Le traducteur et l'ordinateur, n° 116, décembre 1994.
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