L'AATF est volontiers voyageuse. Elle n'hésite pas à emprunter les chemins de traverse francophone. Après Montréal en 1998, elle a voulu faire entrer le français dans le nouveau millénaire en choisissant Paris pour la tenue de son 73ème congrès annuel.
Bien sûr, ce sera le plus gros contingent de participants au Congrès Mondial de la FIPF. Forte de ses dix mille membres, l'AATF en attend environ un millier à l'occasion de son Congrès qui se déroulera en même temps et s'associera à celui de la FIPF pour une partie de ses activités et réjouissances.
" Paris est une fête " aimait à dire Ernest Hemingway, le programme de ce Congrès annuel en sera à coups sûr une pour tous ses participants.
Paris superstar du programme : conférencières et conférenciers ont profité de l'aubaine pour inviter les participants à découvrir avec eux lieux d'artistes, bars, cafés, librairies, jardins, grands travaux.
Paris vedette américaine, celle des artistes écrivains, chanteurs, peintres qui ont choisi de rejouer Un américain à Paris : Julien Green, Nancy Houston, Sylvia Beach seront les vedettes nord américaines de ce congrès.
Paris capitale du cinéma : au hasard du programme on s'intéressera à Zazie, au 400 coups, à A bout de souffle, films qui ont fixé chacun leur manière l'imaginaire de cette ville. Mais le 7ème art ne sera pas le seul a être honoré : le 8ème, la BD, avec la chanson, la danse populaire et des genres comme le rap, la comédie musicale prendront eux aussi part à la fête.
Et si Paris est ville lumière, sur la francophonie, en revanche, le soleil ne se couche jamais. Là aussi le voyage est prometteur : Sénégal, Guinée, Cameroun, Louisiane, Québec, Caraïbes, Antilles, Wallonie, Maghreb, au bout du compte les congressistes pourront dire qu'ils ont fait un beau voyage.
D'autre voyages les attendent aussi, plus immatériels, virtuels : ceux qui les feront surfer sur la toile, non plus de village en village, mais de site en site… "The French Renaissance" titrait il y a quelques semaines Newsweek, "The French Revolution " renchérissait il y a quelques jours Times Magazine… Nous y sommes.