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Fdlm 421 – Littérature : Tchad des lectures publiques pour sensibiliser à la lecture (2’17’’)

Posté le par le français dans le monde

Littérature : Tchad des lectures publiques pour sensibiliser à la lecture (RFI – Reportage Afrique, 23 novembre 2018, Aurélie Bazzara)

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Pour aller plus loin, faites l’exercice sur RFI Savoirs :

https://savoirs.rfi.fr/fr/apprendre-enseigner/culture/le-gout-de-lire/1

 

Télécharger le reportage audio et la transcription (.zip)

 

Voix d’enfant : Les racines du ciel, extrait de Romain Gary…

Journaliste
La salle de l’Institut français est bondée : la lecture publique commence.

Voix d’enfant : C’était l’inspiration la plus ancienne, la plus réelle et la plus universelle de l’humanité…

Journaliste
Large sourire aux lèvres, Florence est séduite.

Florence
Ça m’a vraiment ému… Quand les gens lisent ici c’est à haute voix, tu ressens quand-même les mots, et il y a des mots qui te pénètrent. Je vois les différentes tonalités des uns et des autres, c’est très intéressant.

Voix d’homme : J’affirme que les remontées des éleveurs mbororo en avant des fronts vers l’hiver des pâturages du nord restent comme un moment privilégié dans une vie.

Journaliste
Lors de ces lectures à haute voix de grandes plumes du continent sont mises à l’honneur : Camara Laye, Boubou Hama ou encore Joseph Brahim Seid. Objectif : donner envie de lire à ceux qui sont fâchés avec les mots. Paris réussi à en croire Ali.

Ali
Quand on commence à lire un livre on dit bon, je peux aller faire autre chose mieux que ça aussi, prenons l’exemple du football. Aujourd’hui je suis tellement ému : vraiment, j’ai vu des Tchadiens comme moi lire devant ces gens, là. Cela m’a excité de lire et cela m’a encouragé.

Journaliste
Mais dans les faits la lecture reste une activité marginale. Une situation que déplore l’écrivain tchadien Koulsy Lamko.

Koulsy Lamko
On écrit pour les gens de chez soi d’abord, finalement. Et on se rend compte qu’on est plus lu ailleurs que chez soi. Et c’est ça qui est le drame, et c’est ça qui nous rend quelque peu schizophrène.

Journaliste
Une désaffection des lecteurs mais aussi un problème d’accessibilité à la littérature dans un pays qui ne compte que trois librairies pour 14 millions d’habitants. Explications, Madeleine Alingué, ministre de la Culture et de l’Artisanat au Tchad.

Madeleine Alingué
Nous travaillons avec le ministère de l’Éducation nationale, nous travaillons avec le ministère de l’Enseignement supérieur pour permettre d’avoir un accès beaucoup plus simple et beaucoup plus direct aussi au texte. Mais c’est vrai que l’industrie du livre est une industrie qui a besoin de lecteurs. Je crois que c’est justement ce type de plate-forme qui va permettre de sensibiliser les gens sur les bienfaits de la lecture et sur les avantages de la lecture.

Journaliste
Reste un obstacle majeur : le taux d’alphabétisation. Seulement 20 % des Tchadiens de plus de 15 ans savent lire et écrire selon des données de l’Unesco.

Aurélie Bazarra, N’Djamena, RFI.

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