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Paroles de FLE, le MOOC de l’Université de Nantes

Posté le par Pierre Alain Le Cheviller

Le MOOC FLE de l'Université de NantesAprès l’AF Paris, l’université de Nantes lance un MOOC FLE. A partir du 17 décembre, le MOOC Paroles de FLE s’adressera à toutes les personnes en situation d’apprentissage du français de niveau B1  : étudiants en français et de français, professeurs de FLE, professionnels utilisant la langue française, etc. Objectif de ce MOOC destiné aux apprenants : se perfectionner et mieux comprendre la langue française à l’oral.

Les objectifs sont :
-mieux comprendre le français à l’oral dans différentes situations (exemples : une conversation, un reportage télévisé, etc…).
-acquérir des stratégies d’écoute pour faciliter la compréhension de documents abordant des sujets variés et comprenant des accents, des voix, des rythmes variés.

Pendant cinq semaines, le MOOC alternera méthodologie et pratique avec des entraînements à la compréhension.
Le programme des cinq semaines du MOOC Paroles de FLE :

Semaine 1 : Introduction au cours, résumer à l’écrit un document audio.
Semaine 2 : Apprendre à hiérarchiser des informations, réaliser un compte-rendu.
Semaine 3 : Sélectionner les informations pour rédiger un article de synthèse à partir de documents écrits ou de vidéos.
Semaine 4 : Savoir interpréter un discours, comparer la langue orale et écrite pour raconter des faits.
Semaine 5 : Mieux comprendre les accents, les rythmes, extraire des idées et proposer une présentation.
Pour en savoir plus

Vous vous intéresssez aux nouvelles stratégies  d’apprentissage du FLE ? Découvrez notre numéro de juillet-août 2015.

Un commentaire
  1. Pabois-Seetharamdoo Cécile

    Bonjour,
    Le lancement du MOOC de Nantes et celui de l’AF est une bonne nouvelle.
    Je voudrais, à cette occasion, attirer votre attention sur le handicap linguistique dont sont victimes les femmes arabophones et turcophones à qui j’enseigne le FLE dans un centre social en Ardèche.
    Certaines n’ont pas été scolarisées dans leur pays d’origine ou très peu ; elles ont tout à apprendre : la façon dont on se sert d’un cahier, la lecture et l’écriture par exemple. Bien que très motivées leurs difficultés sont immenses. Elles se sont appuyées, pour les démarches quotidiennes, sur des parents ou amies bilingues mais, en général, elles se sentent constamment humiliées de ce fait alors qu’elles ont su faire face à de grandes difficultés et ont élevé, parfois seules, des enfants qui ont « réussi ». Les plus jeunes, qui ont des enfants en bas âge, n’ont pas les moyens de payer une place de crèche ni une nounou. De plus, comme le Centre social ne peut leur offrir que 132 heures de français par année scolaire les progrès sont très lents. Du point du vue matériel le centre ne dispose pas d’accès WIFI dans la salle où je dois enseigner.
    Vous comprendrez ma frustration et celle de mes élèves.
    C’est avec passion que je prépare chaque cours malgré ces conditions ; j’établis un programme collectif et un programme individuel pour chacune car le groupe est très hétérogène du point de vue expérience et potentiel (5 nationalités, 6 niveaux). J’ai réussi à former une petite équipe de bénévoles qui accompagnent les élèves et offrent une certaine variété de langage. Cet été, pour éviter une trop longue rupture avec la langue française j’ai instauré un cours par téléphone à titre bénévole et j’ai constaté d’énormes progrès.
    Donc je demande au FDLM, MOOCS, AF de tenir compte des besoins de cette population dans leurs cursus. Dans un monde idéal, je voudrais que ces femmes soient payées pour participer au cours, en formation initiale, sans passer par Pôle emploi qui sélectionne celles qui ont déjà un certain bagage linguistique. Peut-être un financement participatif pourrait-il être envisagé ? Si vous avez des pistes ou des contacts n’hésitez pas à me les communiquer.
    Bien que je me considère compétente, qualifiée et expérimentée, je n’ai jamais ressenti une telle frustration en 30 ans d’enseignement. Je ne peux me résoudre à accepter le jugement de Yamina Benguigui qui a déclaré il y a quelques années, si ma mémoire ne me fait pas défaut, que ces femmes n’apprendront jamais le français. Je crois en leur éducabilité ; je ne veux pas les laisser tomber. Merci de faire ce que vous pouvez pour intégrer leurs besoins dans vos programmes.
    Cordialement,
    Cécile Pabois-Seetharamdoo

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