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Fdlm 397 – Éducation : le programme d’échanges universitaires Erasmus (3’09’’)

Posté le par le français dans le monde

Le programme universitaire européen Erasmus a été mis en place en 1987. Les pays partenaires sont tous ceux de l’Union européenne, plus quelques autres, trente-quatre au total. De nombreuses universités et grandes écoles de ces pays ont décidé de se constituer en réseaux, afin de faciliter les échanges entre étudiants et enseignants. Les étudiants peuvent notamment effectuer une partie de leurs études de façon contractuelle pendant une durée de trois mois à un an dans un autre établissement européen et faire valider les crédits acquis dans leur propre université. Quant au nom du projet, Erasmus, il a été choisi en référence au philosophe et humaniste néerlandais du XVe siècle Érasme, grand voyageur et défenseur de la paix en Europe. Aujourd’hui, c’est ce même état d’esprit qui se concrétise chez les étudiants qui expérimentent ces échanges. Reportage de Gaël Letanneux.

 

TRANSCRIPTION

Gaël Letanneux – L’aventure débute en 1987 / cette année-là plusieurs pays européens décident d’ouvrir leurs universités et de verser des bourses pour inciter les jeunes à voyager dans ce nouvel espace commun / aujourd’hui déjà trois millions d’étudiants ont bénéficié de ce programme d’échanges organisé dans trente-quatre pays et baptisé Erasmus / du nom de ce philosophe néerlandais du XVe siècle / grand militant de la paix en Europe / Marine Moulin a 25 ans / elle vit à Paris / l’expérience lui a tellement plu qu’aujourd’hui elle dirige le club Erasmus de la capitale et ses 1 160 adhérents / en 2012 elle a fait le grand saut / six mois en Espagne à Barcelone – M. M. – L’arrivée / les premiers jours / c’est pas forcément les / les plus faciles / parce qu’il faut trouver un logement / régler les papiers / aller à l’université / s’assurer que son dossier a bien été reçu / tout ce qui est administratif / et puis à Barcelone tout se fait rapidement / au bout de trois jours j’avais un logement / mes cours / et donc du coup là j’ai pu commencer à profiter – G. L. – Car au-delà des cours d’anthropologie à la fac pour son master il y a l’aventure humaine / encore plus vraie / encore plus forte que dans le film de Cédric Klapisch / L’Auberge espagnoleM. M. – Je vivais dans un appartement qui correspond aux critères de L’Auberge espagnole / comme dans le film / avec un Grec / un Chypriote / un Espagnol du sud de l’Espagne / un Catalan / du coup on était au total huit dans un appartement / et du coup c’était très drôle à vivre au quotidien / on avait établi un système où une fois par semaine un qui amenait quelque chose de chez lui pour / voilà / faire découvrir aux autres / puis sur six mois on rentre pas forcément chez soi / donc ça devient une nouvelle famille – G. L. – Des familles Erasmus / on en trouve aussi des dizaines à la Cité universitaire au sud de Paris / bienvenue chez Yana Todorova / elle vient de Sofia en Bulgarie / elle touche 500 euros de bourse par mois pour un doctorat sur l’histoire des musées à l’université Paris-Descartes / avec les colocataires / c’est la convivialité / l’amitié en langue française – Y. T. – Tous / on parle en français / on s’échange / on dit bonjour en notre langue / au revoir / merci / on se dit bon appétit / dobeur apètit / c’est pas complètement di… / différent – G. L. – Et tous les jours Yana part explorer les musées de la capitale – Y. T. – C’est vrai qu’il y a cent cinquante musées à Paris / difficile de visiter tous les musées / mais je fais des petits résumés sur chaque musée que je visite / et ça me permettra / pourquoi pas / un jour / d’être guide touristique pour les Bulgares qui / qui viendront un jour à Paris – G. L. – Son dernier coup de cœur / les statues de Rodin dans le musée de la rue de Varenne – Y. T. – J’étais impressionnée / par exemple les sculptures de Victor Hugo qui est très très aimé en Bulgarie / qui a soutenu la / la position bulgare à la veille de la révolution de l’indépendance de libération de la Bulgarie – G. L. – Pour Yana la Bulgare et pour Marine la Française / ce qui a changé avec Erasmus / c’est la conscience d’une autre identité / d’une autre citoyenneté – Y. T. – Oui / je / je suis européenne / pas forcément bulgare – M. M. – On sent vraiment qu’il y a une base de culture qui est la même / un esprit européen / mais je l’ai remarqué après mon Erasmus / pas sur le moment même – G. L. – Et toutes les enquêtes le montrent / les étudiants Erasmus trouvent plus facilement un emploi / l’autre succès / c’est la natalité / d’après la Commission européenne / en vingt-cinq ans / un million de bébés sont nés de couples qui se sont rencontrés et aimés grâce à Erasmus.

LEXIQUE

Erasmus : le nom du programme est en fait un acronyme pour European Action Scheme for the Mobility of University Students ; de nombreux acronymes sont ainsi conçus en forme de jeux sur les mots, permettant de faire coïncider une appellation évocatrice (ici le philosophe Érasme, Erasmus en latin) avec la dénomination canonique d’un contenu.

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Un commentaire
  1. Bonjour et meilleurs vœux pour une année fructueuse pleine de sérénité
    voilà ,c’est à propos de ma fille qui est en 2ème année universitaire en journalisme et qui voudrait poursuivre ses études en FRANCE ,Quelle université ?et comment?
    Merci de répondre

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