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Parution : Le français, un patrimoine africain

Posté le par Pierre Alain Le Cheviller

afriqueAppel à contributions : 31 novembre 2013

L’ouvrage collectif en préparation Le français, un patrimoine africain cherche à faire le bilan sur la place de la langue française en Afrique depuis son importation par le colonisateur jusqu’à son appropriation par des peuples qui formeront bientôt l’écrasante majorité des francophones.

La langue française constitue un patrimoine partagé par de nombreuses nations africaines. Depuis les indépendances des pays africains, le français s’est imposé comme un atout majeur d’émergence pour les jeunes États africains et surtout par ses élites chargées de seconder le colonisateur, puis de prendre en main le destin des États indépendants. De mise dans les milieux administratifs, outil privilégié des médias, langue d’échange entre des compatriotes des groupes ethniques différents, langue de la politique, le français est aussi langue maternelle pour des Africains. Ce cas de figure est courant pour des enfants issus des couples dont les parents n’appartiennent pas à un même groupe ethnique. Leur première socialisation s’effectue donc obligatoirement en français.

Cet ouvrage a quelques objectifs majeurs :

– On doit pouvoir déterminer, dans une perspective historique, pourquoi et comment la langue française s’est implantée dans divers contextes scolaires et culturels en Afrique ; comment et pourquoi cette langue « française » est configurée par chaque nation, constituant un patrimoine national, et peut-être un patrimoine commun africain.

– Il faudrait aussi interroger les multiples visages et usages de la « langue française » en Afrique contemporaine. Plus précisément, qu’en est-il des « français » d’Afrique ? Quels sont les points communs et les divergences dans les usages ? Quels sont le rôle, l’enjeu et les modalités de son enseignement ou de sa transmission en ce début du XXIème siècle, lorsque dans la plupart des pays d’Afrique se mettent en place des systèmes démocratiques ?

– On pourrait enfin voir comment la « langue française » tient lieu de véhicule de la diversité socioculturelle (en Afrique) – sans tuer la personnalité identitaire du Continent (berceau de l’humanité). Ici, sans parler sa langue identitaire ou de regroupement communautaire, l’on s’exprime à travers un moyen internationalement reconnu et homologué, en dépit des limites du reste relativisables.

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