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Audio – Tintin et le cinéma (2’31’’)

Posté le par le français dans le monde

À l’occasion de la sortie du film Tintin et le secret de la Licorne, de Steven Spielberg, Le français dans le monde s’intéresse de près aux relations entre le reporter à la houppette et le septième art. La bande dessinée n’a jamais été loin du grand écran. Gaël Letanneux a rencontré Philippe Lombard, journaliste et écrivain, auteur de Tintin, Hergé et le cinéma (Democratic Books).

 

TRANSCRIPTION

Gaël Letanneux – À peine créé par Hergé en 1929 Tintin se retrouve projeté sur grand écran / une première expérience que nous raconte le journaliste et écrivain Philippe Lombard / auteur d’un ouvrage intitulé Tintin, Hergé et le cinémaPh. L. – C’est-à-dire qu’on prenait des cases des albums / on les mettait dans une espèce de lanterne magique et on les / on diffusait ça dans les patronages / et il y avait des commentateurs qui faisaient les dialogues et tout / et ça / ça avait un effet absolument magique sur les enfants / après il y a eu après la guerre une adaptation du Crabe aux pinces d’or avec des poupées animées image par image et en fait Tintin a fait absolument tous les supports cinématographiques / c’est-à-dire qu’après on a fait de la semi-animation en noir et blanc / ensuite de l’animation en couleurs pour la télé / ensuite il y a eu au début des années 60 des films avec / avec acteurs / des films live / Tintin et le mystère de la Toison d’or et Tintin et les oranges bleues / Tintin avait une houppe / il y avait Georges Wilson qui interprétait le rôle du capitaine Haddock de façon extrêmement / le capitaine Haddock des albums quoi / et après il y a eu des longs métrages d’animation / le Temple du Soleil et le Lac aux requinsG. L. – Et Tintin s’exporte dans le monde entier et jusqu’en Chine / mais Hollywood ne s’intéresse pas au reporter à la houppette et à son chien Milou – Ph. L. – C’est vrai que Hergé lui-même avait un peu tenté timidement de / de conquérir l’Amérique / il avait envoyé des albums à Walt Disney en 1948 / et ça lui a été renvoyé par le chargé de publicité trois mois plus tard en disant que le programme de Disney était complet pour les cinq ans à venir / et quand Spielberg a la première fois contacté Hergé en 82 pour lui proposer d’adapter Tintin / Hergé était / était ravi / parce qu’il aimait beaucoup le / le cinéma de Spielberg / il pensait qu’il était le seul à pouvoir vraiment faire quelque chose / il disait autour de lui que Spielberg était un artiste et qu’il fallait donc en tant que tel le respecter et le laisser avoir sa / sa vision du personnage – G. L. – Mais en 1982 le projet n’aboutit pas / les propositions de scénarios ne sont pas à la hauteur / décidément l’Amérique ne veut pas de Tintin / il faudra attendre 29 ans et les nouvelles technologies numériques développées par le réalisateur néo-zélandais Peter Jackson / fan de Hergé / pour voir Tintin revivre à l’écran et s’animer en trois dimensions – Ph. L. – C’est un genre de film qu’on n’a encore jamais vu / c’est-à-dire qu’on est dans un monde hyper-réaliste et en même temps on voit des personnages et des personnages de la BD qui restent très caricaturaux / avec leur gros nez / c’est la / la synthèse que Hergé lui-même avait réussie quoi / un monde réel avec des personnages caricaturaux – G. L.Tintin et le secret de la Licorne / premier volet d’une trilogie / un Tintin d’images de synthèse revendiqué par Spielberg pour qui aucun acteur en chair et en os ne peut interpréter le personnage sans risquer de dénaturer la magie de la bande dessinée.

– Fichier audio à télécharger (.ZIP) : 50-Tintin-cinema.mp3

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