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Paris, le 12 octobre 2011 – Qu’est ce que la démarche d’enseignement du Français Langue d’Intégration (FLI) ?

Posté le par le français dans le monde

Présentation et débats

La France accueille 200 000 migrants chaque année. Beaucoup sont appelés à demeurer en France, voire à devenir français. La question de l’enseignement du français, premier vecteur de l’intégration, est donc essentielle. Le défi à relever est de fournir les meilleures conditions de l’enseignement du français à ces migrants quels que soient leur origine et leur niveau de formation.

Le FLI est conçu comme une démarche progressive qui, visant à contextualiser les emplois de la langue de la société d’accueil, intègre des éléments de connaissance sur ses usages, ses principes et ses valeurs.

Le développement du FLI s’appuie sur un référentiel de labellisation des organismes de formation, rédigé par un groupe d’experts. Plusieurs universités françaises proposeront dès la rentrée un enseignement « Master FLI » à leurs étudiants.

Séance réservée aux universitaires, enseignants-chercheurs et spécialistes de la didactique des langues.

Programme

13 h 30 – Accueil des participants

14 h – Le français, une clé pour l’intégration
Xavier North, Délégué général à la langue française et aux langues de France, Ministère de la culture et de la communication.

14 h 30 – Présentation du référentiel FLI
Anne Vicher, Directrice d’ECRIMED’, cabinet d’ingénierie de formation.

15 h – La mise en œuvre d’un Master FLI
Danièle Flament-Boistrancourt, ou Marc Klein, directeurs du Master mention FLE à l’Université Paris Ouest Nanterre la Défense et Anne Vicher, Professeure associée, responsable du parcours FLI.

15 h 30 – La mise en œuvre d’un Master FLI
Hervé Adami, maître de conférences en sciences du langage, Université Nancy 2.

16 h – Les conditions de la formation
Sophie Etienne, Docteure en didactologie des langues-cultures, chargée de mission à la fédération des AEFTI.

17 h – Clôture

Un temps d’échanges sera proposé entre chaque intervention

Maison de l’Europe

35-37 Rue des Francs-Bourgeois, 75004 Paris
+ 33 (0)1 44 61 85 85

13 commentaires
  1. Bonjour,
    j’ai vu que plusieurs universités françaises allaient proposer un master FLI à partir de la rentrée. Je suis très intéressée et j’aimerais avoir plus d’informations sur ce master et savoir quelles universités le proposeront? Merci d’avance.

    Cordialement,
    Alizée Bretaudeau

  2. Future étudiante souhaitant suivre la formation DAEFLE pour devenir enseignante FLE, j’aimerai savoir s’il me serait possible d’assister à cette journée riche de renseignements sur l’actualité, recherchant à m’informer sur les dynamiques et nouveautés concernant l’enseignement du Français Langue Étrangère

  3. Franchement je n’en vois pas l’intérêt, à moins de rallonger encore la liste des étudiants fle surdiplômés et sans boulot. Allez dans n’importe quelle assoce prestataire de l’Ofii (voir la page des marchés conclus pour en avoir les coordonnées) et essayez d’y travailler, vous en apprendrez plus qu’auprès des didacticiens ou de n’importe quel cours de fle. A quand une réelle reconnaissance avec un CAPES de fle, là on pourra dire que ça avance.

  4. Bonjour,

    Je m’interroge sur le contenu pédagogique du Master FLI et me demande bien en quoi celui-ci diffère du Master FLE.

    D’autre part, on peut également se poser la question sur le profil de l’apprenant qui bénéficiera de l’enseignement du FLI.

    Diplômée en Maîtrise LEA « Affaire et commerce », Expérience aux Etats-Unis en FLE précoce, Expérience en France et à l’étranger avec des étudiants de toute formation et de toute origine, puis avec de hauts fonctionnaires et des diplomates, ainsi qu’avec des chefs d’entreprise. Et puis, je suis, de plus, habilitée au DILF. Ces expériences m’ont permis d’avoir un large aperçu du public désireux d’apprendre une langue et de connaître la culture française afin de s’intégrer au mieux (quel que soit leur type de séjour) en France. J’ajouterai aussi qu’en tant que professeur de FLE, Mon « défi à relever est » DEJA « de fournir les meilleures conditions de l’enseignement du français à ces migrants quels que soient leur origine et leur niveau de formation, lorsque j’ai le plaisir de dispenser des cours.

    Mais malgré tout cela, une dernière question se pose aux enseignants-chercheurs et spécialistes de la didactique de la langue française pour les étrangers et également à Monsieur Xavier North, Délégué général à la langue française et aux langues de France, Ministère de la culture et de la communication : Le Master FLI offrira-t-il une meilleure perspective professionnelle aux futurs diplômés?
    Car bon nombre de diplômés du Master FLE se heurtent au problème du statut précaire de la profession quand celle-ci est reconnue sur le territoire français.

    En attente de vos réponses,

    Cordialement,

    Maryline

  5. FLE, FLI, FOS… Encore un sigle et certainement des réunions à organiser, des postes d’enseignant du supérieur et de directeur de prospective à pourvoir… Très bien, mais que dire d’un secteur dévasté par le manque de reconnaissance des diplômes et des diplômés (!), des employeurs qui vous jouent la sérénade de la vocation, du service rendu quand ce n’est pas celle de la polyvalence pour la prise en charge de tâches administratives et qui changent de musique et entonnent le refrain de « la crise mon bon monsieur » quand il s’agit de parler de salaire… Alors au lieu d’ajouter un nouveau sigle, à quand un grand raout de matière grise autour de certains thèmes essentiels: « salaires et perspectives des diplômés du FLE ou de l’urgence d’une prise de conscience radicale »?

  6. Bonjour,
    En réponse aux questions suscitées par la mise en place du dispositif du référentiel FLI (label FLI), permettez-moi de vous informer, concernant le colloque du 12 octobre, que l’entrée est libre, notamment pour les universitaires interréssés par le sujet.
    Cordialement.

  7. Plusieurs questions se bousculent à l’annonce de ce label FLI et d’un master FLI:
    – Concernant le groupe d’experts, qui constitue ce groupe? Ce groupe travaille-t-il sous la houlette des universités? Du CIEP? D’un ministère (lequel? l’Education Nationale ou l’Intérieur/Immigration)?
    – Sur le plan didactique, pourquoi distinguer le FLI du FLE, alors que les bases pour l’enseignement/apprentissage du français sont communes (à part la spécificité de l’entrée dans l’écrit)? D’ailleurs, le propos de la démarche FLI brièvement décrite plus haut ne diffère pas fondamentalement de celle du FLE.
    – Du côté des programmes universitaires de didactique des langues, cela fait déjà quelques années que des ECs spécifiques aux publics migrants sont proposés dans le cadre des masters.
    – Du côté du secteur professionnel, il est difficile de croire qu’un master FLI apportera une meilleure reconnaissance, un statut plus stable à des formateurs ballotés dans un marché du travail saturé, dans lequel les organismes de formation (fussent-ils labellisés) courent d’année en année après des parts de marchés publics qui peuvent leur échapper… On ne voit pas dans ce contexte en quoi le FLI apporterait la garantie de conditions meilleures d’apprentissage du français pour les migrants.
    Peut-être y aura-t-il des réponses claires à ces questions et remarques lors de la réunion du 12 octobre, mais peut-être pas. Quels sont les vrais enjeux de la mise en place d’un label et d’un master FLI?
    Marie

  8. Toute la procédure mise en place va exactement dans le sens que vous préconisez :
    – le label FLI vise à reconnaitre les organismes de formation qui font un travail de qualité dans ce champ, effectivement encore trop peu reconnu de l’enseignement/apprentissage de la langue-culture française aux migrants et à les rendre ainsi plus pérennes;
    – le Master FLI vise également à reconnaître les compétences des formateurs qui sont ou s’engagent dans ce domaine et à leur assurer plus de stabilité professionnelle et, espérons-le, un salaire plus en rapport avec leurs compétences enfin reconnues.

    On reconnait aussi enfin
    – un « droit à la langue » aux migrants pour participer activement à la vie citoyenne du pays où ils vivent, travaillent et élèvent leurs enfants ;
    – qu’enseigner le français en France aux migrants dans une visée d’intégration sociale, culturelle, professionnelle afin que ces personnes est un vrai métier, requiert des compétences de haut niveau (qu’il faut donc rémunérer en tant que telles)

    Le Master FLE de l’Université de Paris Ouest Nanterre La Défense a ouvert un « Parcours FLI »
    (A noter que ce peut être obtenu par équivalences ou par VAE. Attention : inscriptions bientôt closes pour cette année scolaire)

    Se renseigner auprès de
    Monique BANAZIACK
    Secrétariat Masters FLE
    bâtiment L, R 14
    monique.banaziack@u-paris10.fr
    01 40 97 73 26
    http://www.u-paris10.fr/FLE-formation-de-formateurs

    Directrice du Master FLE : Danièle Flament-Boistrancourt
    Responsable du Parcours FLI : Anne Vicher

    L’année prochaine l’Université de Lorraine ouvrira également un Master FLE/Parcours FLI.

    Bien cordialement.

  9. bonjour,
    suis complètement d’accord avec Alexia, la France est champion des savoirs théoriques, cela en devient lourd et ennuyeux, bientôt le temps d’études dépassera le temps de travail dans une vie, mais à quoi bon, puisqu’il ya de moins en moins de travail ? En plus tout cela a un coût ; en effet, comme elle propose ici, allez sur le terrain, personnellement j’y ai travaillé 5 ans et j’ai une maîtrise Fle, et même si l’on en a pas, on comprend vite le travail demandé, ce n’est pas sorcier, je dirais même pas besoin de maîtrise pour ça. De la bonne volonté, motivation et du bon sens, pas besoin d’être bardé de diplôme ! Alors messieurs les théoriciens, arrêtez de réfléchir et de vouloir créer des choses qui ne servent à rien, en France dans l’enseignement des langues, on est toujours en retard d’une guerre !

  10. Question à Mme Vicher,

    Qu’est ce qui est prévu pour les étudiants en master FLE 1ere année ? Leur master dans deux ans ne leur servira à rien ? Seront ils obligés de faire une formation complémentaire ? Rien n’est clair, les règles du jeu changent et on ne sait pas comment on va pouvoir réaliser son parcours…

  11. Madame Vicher, pour vous le FLE équivaut-il vraiment à du français « en situation touristique » ? (cf. votre intervention sur RFI du 11/11/2012, 16’04). Cela me semble un tantinet réducteur! Permettez-moi de vous dire qu’en 8 années d’enseignement de FLE à l’étranger, la part de personnes apprenant le français dans un but touristique doit représenter 0,1% !

    Alors FLE/FLS/FLP/FLI/FOS et maintenant FOU, tout ça n’est qu’un problème de dénomination et de sur-théorisation ! Des besoins, des schémas d’apprentissage différents, c’est toujours le cas!

    A quand la reconnaissance des compétences transversales d’un prof de FLE/FLS/FLP/… et d’un prof de langues? Pourquoi pas de petits modules complémentaires en formation continue mais un Master complet?

    A quand la reconnaissance des professeurs de FLE/FLS/FLP/… en France et à l’étranger ? Gouvernements français successifs, bravo pour votre exploitation des professeurs de français FLE/FLS/FLP/… !
    J’aimerais rentrer travailler en France histoire d’avoir une sécu, ouvrir des droits, etc mais à chaque fois , c’est la même chose : travailler pour 15€ brut/heure ou 1600 € (brut en région parisienne) alors que j’ai 2 maîtrises et un autre Masters et de l’expérience ! C’est aberrant !

    Je n’ai pas choisi le FLE/FLS/FLP/… pour être millionnaire mais je ne veux pas non plus galérer toute ma vie. Bientôt en parallèle des choses faites pour les migrants et apprenants de FLE/FLS/ … , il faudra un dispositif pour accompagner leurs formateurs linguistiques en situation précaire !

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