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Promouvoir le français : les nouvelles missions de l’Institut français

Posté le par le français dans le monde

Expolangues : conférence de presse, 3 février 2011

C’est parti ! Depuis le 1er janvier, le nouvel opérateur de la politique culturelle du français, l’Institut français, existe et entend le faire savoir : présentation du dispositif d’ensemble par son Président Xavier Darcos, à l’occasion du 33e colloque annuel de l’Alliance française (24-26 janvier 2011) ; présentation de la politique sectorielle en faveur du français du nouvel établissement, à l’occasion d’Expolangues, le 3 février 2011.

Pour l’occasion, Laurence Auer, secrétaire générale de l’Institut français, Delphine Borione, Directrice de la Direction de la politique culturelle et du français et Jean-Paul Rebaud, responsable de la Sous-direction de la diversité linguistique et du français, se sont attachés à présenter comment le nouveau dispositif allait, par la dynamique qu’il créait, permettre un renforcement de la promotion du français.

Delphine Borione a replacé ces choix dans l’économie générale des réformes entreprises par le Quai d’Orsay et qui ont abouti à la création de la Direction générale de la mondialisation et à une rationalisation du dispositif culturel avec la fusion en cours des services culturels et des instituts et centres culturels.

Quant à Jean-Paul Rebaud, il a mis en perspective les missions en matière de langue française du nouvel établissement, au regard des grands axes de la politique du français conduite par le MAEE à savoir le renforcement du statut du français comme langue internationale, la valorisation du français, langue du développement, le soutien à l’enseignement du français dans les systèmes éducatifs et la participation à la formation des élites.

Il revenait à Laurence Auer de présenter le nouveau dispositif pour la promotion du français -un département qui compte aujourd’hui six agents et demain le double – dont c’était la première sortie et d’en préciser les missions. Des missions organisées autour de deux axes : d’une part, promouvoir le français dans les systèmes d’enseignement et les sociétés civiles des partenaires étrangers, c’est à dire mettre en œuvre une politique de promotion et de communication qui vise à la fois les publics professionnels et les publics scolaires et universitaires et, d’autre part, encadrer l’activité d’enseignement du français dans le réseau culturel français à l’étranger par la mise en œuvre d’une politique active en matière de développement de l’enseignement par les TICE et son incidence sur les dispositifs d’apprentissage.

Mais Laurence Auer souhaite aller plus loin en matière de promotion du français en favorisant l’intégration de la langue française dans l’action culturelle. L’Institut français, un espace décloisonné, voilà sans doute sa première vertu et une première raison de lui souhaiter bon vent.

Jacques Pécheur

Un commentaire
  1. Et bien il est à souhaiter que cette nouvelle institution saura redresser la barre (ce que sincèrement je ne crois pas) car depuis de nombreuses années on assiste plutôt à un désengagement progressif de l’État : fermeture d’un nombre impressionnant d’Instituts (en Europe notamment) et quand ils ne ferment pas, réduction drastique des subventions et obligation à l’autofinancement, ou alors nomination de directeurs largement incapables qui torpillent de l’intérieur des Instituts qui fonctionnaient jusqu’à présent assez bien.
    A l’heure où de nombreux pays ont choisi d’augmenter les moyens nécessaires à la promotion de leur langue (comme l’Espagne par exemple), la France a courageusement choisi l’option inverse. Les responsables de ces décisions douteuses pleurnicheront comme ils pleurnichent déjà depuis quelque temps sur le déclin du français dans le monde.
    La francophonie est née malgré la France grâce aux anciennes colonies, la francophonie perdurera (si elle perdure) malgré la France et ses politiques de promotion linguistique de plus en plus bidon.

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