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La Francophonie salue la mémoire d’Édouard Glissant

Posté le par le français dans le monde

Âgé de 82 ans, Édouard Glissant est décédé le 3 février au matin à l’hôpital Georges Pompidou à Paris.

Auteur d’une oeuvre complexe mêlant souvenirs, légendes, poésie, discours critique et réflexions théoriques, la disparition d’Edouard Glissant est unanimement saluée comme celle d’un très grand écrivain et poète.

Abdou Diouf, Secrétaire général de la Francophonie a exprimé, ce jeudi 3 février, sa tristesse à l’annonce du décès d’Edouard Glissant. Il a déclaré : « Le monde des lettres francophones vient de perdre un grand poète, écrivain et essayiste. Fondateur de l’Institut du Tout-monde et chantre de l’antillanité et de la créolisation, Édouard Glissant, entre poétique et politique, à sa manière et dans son style, a toujours cherché à mettre en pratique sa vision du monde à travers ce qu’il appelait «l’extraordinaire diversité des imaginaires des peuples ».

Militant anticolonialiste, opposé à la guerre d’Algérie, il avait obtenu le Prix Renaudot pour La lézarde, en 1958. Il s’était manifesté à l’occasion de l’élection de Barack Obama, par un très beau texte : « L’intraitable beauté du monde ».

Le président de la République française, Nicolas Sarkozy, a salué « la mémoire de ce grand penseur des Antilles et du monde » qui a mis « l’Homme et la pluralité des cultures au cœur des grands mouvements de notre temps ».

Quant à Frédéric Mitterrand, Ministre de la culture et de la communication, il a rendu hommage à l’« homme d’ouverture », à l’écoute « des mélodies du monde » et à l’« Ambassadeur de la créolité (qui) était du même mouvement un remarquable ambassadeur de la culture française à travers le monde, notamment aux États-Unis ».

La Comédie Française, qui comptait l’écrivain parmi les membres de son comité de lecture, a regretté la perte d’un « regard exigeant » à l’origine d’une profonde réflexion sur la créolisation des cultures.

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